Can March à Palma : architecture palatiale et art moderne

Can March, en plein cœur du centre historique de Palma, te plonge dans un univers palatial étonnamment récent. Ce bâtiment, aussi connu sous le nom de Palau March, n’a été construit qu’au XXe siècle, mais avec sa cour intérieure richement décorée, sa galerie ouverte et ses clins d’œil aux palais baroques majorquins et italiens, il donne délibérément l’impression d’être plus ancien. C’est justement ce contraste qui fait tout son charme : on n’est pas face à une demeure noble qui s’est construite au fil des siècles, mais à la résidence urbaine soigneusement mise en scène d’une influente famille d’entrepreneurs majorquins.
Le palais se trouve juste à côté de la cathédrale, de l'Almudaina et de l'actuel Parlement des Baléares. Au milieu de ces monuments chargés d'histoire, Can March ne s'impose pas par ses murs médiévaux, mais par la qualité de ses matériaux, son décor et une architecture destinée à mettre en valeur le rang social de ses occupants. Si tu veux comprendre l'histoire architecturale de Palma, tu trouveras ici un contrepoint instructif au gothique, à la Renaissance et au modernisme.
Aujourd'hui, l'ancienne résidence familiale sert de siège à la Fundación Bartolomé March Servera et de musée. Ce qui marque particulièrement, c'est le mariage entre l'architecture et l'art : des sculptures modernes et contemporaines sont disséminées dans les cours intérieures, les jardins et les salles du palais. La visite s'adresse donc aussi bien aux passionnés d'art qu'aux amateurs d'architecture, ainsi qu'à tous ceux qui souhaitent découvrir un lieu un peu moins évident parmi les grands monuments de la vieille ville.
Il ne faut toutefois pas confondre Can March avec le Museu Fundación Juan March, qui se trouve lui aussi dans la vieille ville de Palma. Derrière ces noms qui se ressemblent se cachent des lieux et des collections différents. Le Palau March, c'est l'ancienne résidence familiale, avec son architecture historiciste, sa grande cour et les collections d'art présentées par la fondation.
Histoire et importance
Au départ, c'était moins le désir d'une résidence familiale tranquille qu'un geste social qui ne passait pas inaperçu. Le financier Juan March Ordinas a fait construire cette résidence dans l’un des endroits les plus emblématiques de Palma : à côté de la cathédrale La Seu, du palais royal La Almudaina et de l’ancien casino, où siège aujourd’hui le Parlement des Baléares. Celui qui construisait ici s’installait délibérément au cœur du centre prestigieux de la ville.
Juan March Ordinas
Juan March Ordinas est né en 1880 à Majorque et, parti d'un milieu relativement modeste, il est devenu l'un des entrepreneurs les plus fortunés de l'île. Ses activités économiques allaient du commerce et de l'immobilier à la finance, en passant par le transport maritime et l'énergie. En 1926, il a fondé la Banca March. Sa biographie est étroitement liée à l'histoire économique et sociale de Majorque pendant la première moitié du XXe siècle, et elle a souvent fait l'objet de controverses à cause de ses méthodes commerciales et de ses relations politiques.
Dans ce contexte, cette résidence urbaine ne peut pas être considérée simplement comme une maison d'habitation, mais comme l'expression architecturale d'une ascension sociale spectaculaire. Son emplacement et le soin apporté à sa construction devaient refléter le rang du maître d'ouvrage tout autant que le choix d'un style palatial, qui s'inscrivait dans la lignée des anciennes formes de pouvoir et de représentation.
La construction du palais
Le palais a été construit dans la première moitié du XXe siècle. C'est l'architecte madrilène Luis Gutiérrez Soto, qui comptait parmi les architectes espagnols les plus réputés de son époque, qui a dirigé le projet. Pour lui, la résidence March figurait parmi les œuvres phares de sa carrière, tant en raison de l'importance du maître d'ouvrage que de l'ampleur et de la complexité du projet.
Gabriel Alomar Esteve a également joué un rôle important sur le chantier en tant que chef de projet. De nombreux artistes et spécialistes de renom ont participé à la réalisation. Ça explique pourquoi Can March ne donne pas l'impression d'être une reproduction schématique d'un palais historique : son architecture tire sa force de matériaux soigneusement assortis, de différentes techniques de décoration et d'une richesse de détails hors du commun.
Le projet d'inspiration historique s'est surtout inspiré des palais baroques majorquins et italiens. C'est ainsi qu'au cours du XXe siècle, un bâtiment a vu le jour qui fait délibérément écho à des formes bien plus anciennes, sans pour autant copier un modèle en particulier. Au contraire, il rassemble des motifs de l’architecture palatiale méditerranéenne pour créer une nouvelle résidence, conçue spécialement pour ce maître d’ouvrage.
De la résidence familiale au musée
Pendant des décennies, ce bâtiment a servi de résidence à la famille March à Palma. Plus tard, il est devenu le siège de la Fundación Bartolomé March Servera. Bartolomé March Servera, un des fils de Juan March, a joué un rôle déterminant dans la création de la fondation et la constitution de sa collection d'art. En 2003, la famille a ouvert le palais au public, rendant ainsi accessible ce lieu qui allie résidence privée et collection.
Cette évolution est déterminante pour la signification actuelle de la maison. Can March ne se contente pas de préserver les pièces et les façades d'une famille influente, mais montre aussi comment la richesse privée s'est traduite dans l'architecture et les collections d'art. Le palais raconte donc à la fois l'ascension sociale, la volonté de se mettre en valeur, l'architecture espagnole du XXe siècle et la transformation ultérieure d'une demeure privée en institution culturelle.
Ce qu'il y a à voir
Rien que la cour montre bien que Can March a été conçu pour faire de l'effet. Ce n'est pas juste un passage, mais la véritable salle de réception du palais. De là, la façade principale, la galerie ouverte et le jardin en terrasse situé plus haut s’offrent à toi comme une composition harmonieuse. L’architecture et les axes visuels ont été organisés de manière à ce que la maison se dévoile petit à petit.
La cour intérieure
La cour intérieure est considérée comme l'un des endroits les plus impressionnants du complexe. Son caractère méditerranéen vient de la combinaison entre l'espace ouvert, l'architecture décorée et les façades qui l'entourent. Contrairement à un hall d'entrée de musée un peu austère, la visite commence ici déjà en plein air, ou plutôt dans la transition entre l'extérieur et l'intérieur.
Ça vaut vraiment le coup de ne pas partir tout de suite. Depuis la cour, on voit bien comment le bâtiment reprend des motifs architecturaux historiques tout en les organisant de manière théâtrale. Les façades ne sont pas seulement des délimitations, mais forment aussi une mise en scène prestigieuse. Les colonnes, les ouvertures, les galeries et les éléments décoratifs attirent le regard vers le haut et à travers plusieurs niveaux.
La cour remplit ainsi la même fonction que les cours intérieures de nombreux anciens palais de Palma : elle organise l'accès et crée une distance entre la rue et l'espace de vie. À Can March, ce motif a toutefois été réinterprété au XXe siècle et associé à l'échelle d'une résidence privée particulièrement somptueuse.
La façade principale et la galerie ouverte
Au-dessus de la cour se dresse la façade principale, richement sculptée. Ses ornements comptent parmi les éléments les plus raffinés du bâtiment. La galerie ouverte est particulièrement caractéristique : son rythme allège l'impression de lourdeur que donne le corps du palais. Elle rappelle les loggias méditerranéennes tout en créant un lien entre les pièces intérieures, la cour et le paysage urbain.
C'est là que l'approche historicisante de Luis Gutiérrez Soto ressort particulièrement bien. Les influences baroques majorquines et italiennes ne sont pas présentées comme des éléments isolés, mais déterminent les proportions, les ouvertures et la décoration. Le bâtiment se veut un palais, même s'il date de l'époque moderne.
Pour ceux qui s'intéressent à l'architecture, c'est justement là que réside le point d'observation le plus passionnant. Can March n'est ni médiéval ni baroque, même s'il joue avec ces deux concepts. Si tu y regardes de plus près, tu verras un clin d'œil délibéré au passé : ici, l'histoire est devenue le langage formel d'une nouvelle élite sociale.
Le jardin en terrasses
Au-dessus de la cour, le jardin en terrasses s'ouvre sur un point de vue qui surplombe le cœur de Palma. Son emplacement relie le palais à la vieille ville environnante. La vue ne donne pas sur un parc clos, mais sur cet environnement urbain qui a été déterminant dans le choix du terrain.
La terrasse est donc non seulement l'un des endroits les plus agréables de la maison, mais aussi l'un de ceux qui en disent le plus long. De là, on comprend à quel point Can March a été placé de manière réfléchie parmi les grands monuments de Palma. La cathédrale, l'Almudaina et les bâtiments emblématiques des environs forment le cadre historique dans lequel s'inscrit la résidence.
Les sculptures, elles aussi, produisent un effet différent en plein air que dans une salle fermée. Les formes, les surfaces et les espaces intermédiaires réagissent à la lumière changeante de la journée et à l'architecture du jardin. Au lieu de séparer l'art et le palais, cette présentation met en évidence leur lien.
La collection de sculptures
Can March abrite une partie importante de la collection de sculptures modernes et contemporaines de la fondation. Les œuvres sont réparties dans les cours intérieures, les jardins et l'intérieur du palais. On y trouve notamment des œuvres d'Eduardo Chillida, Henry Moore, Auguste Rodin, Barbara Hepworth, Max Bill, Pietro Consagra, Agustín Cárdenas et Eusebio Sempere. Ces noms incarnent des conceptions très différentes de la sculpture, ce qui fait que la visite ne se résume pas à une simple succession d’œuvres isolées, mais rassemble différentes créations de sculpteurs majeurs.
C'est là où une sculpture moderne se détache sur une maçonnerie historicisante que ce contraste est le plus frappant. Sur le plan architectural, le palais tente de recréer le passé ; les sculptures, en revanche, parlent le langage formel du XXe siècle. Ces deux niveaux ne se font pas concurrence, mais se mettent mutuellement en valeur. L'aspect ancien du bâtiment semble mis en scène de manière plus délibérée, tandis que les œuvres abstraites gagnent en présence spatiale grâce à ce cadre inhabituel.
Les anciens espaces de vie et de réception
À l'intérieur, on voit bien que la maison n'avait pas été conçue à l'origine comme un musée neutre. C'était une résidence privée dont les pièces devaient servir à la représentation sociale et à la vie de famille. Le choix des matériaux et la décoration s'inscrivent dans la lignée de la cour. Du coup, les visiteurs ne se promènent pas dans des salles d'exposition interchangeables, mais dans une architecture qui a sa propre identité, bien affirmée.
Cette origine change la façon dont on perçoit l'art. Les portes, l'enchaînement des pièces et les surfaces décoratives font toujours partie de l'expérience. Si tu ne prêtes attention qu’aux légendes et aux objets isolés, tu risques de ne pas remarquer que le bâtiment lui-même est la plus grande pièce exposée. On te conseille de changer régulièrement de point de vue : d’abord sur l’œuvre d’art, puis sur son emplacement, et enfin sur l’espace qui l’entoure.
La visite
La visite commence en quelque sorte avant même d'entrer. Entre la cathédrale, l'Almudaina et le Parlement, Can March donne d'abord l'impression d'être juste un autre palais historique de la vieille ville. Ce n'est qu'en replaçant sa date de construction dans son contexte que l'image change. Ça vaut donc le coup de prendre le temps d’observer d’abord l’extérieur sans te presser, puis de chercher dans la cour les éléments qui te permettent de voir que ce bâtiment a été conçu comme un véritable palais.
De la cour à la terrasse
Pour la visite, on peut commencer par le plus grand pour finir par le plus petit. D'abord, la cour, la façade et la galerie ouverte te donnent un aperçu du cadre architectural. Ensuite, ce sont les sculptures et leurs différents emplacements qui prennent le devant de la scène. Il ne faut pas considérer le jardin en terrasses uniquement comme un point de vue, mais comme une partie intégrante de la composition d'ensemble : c'est de là que le lien étroit entre la résidence et le centre historique apparaît particulièrement clairement.
Le temps qu'il faut prévoir dépend beaucoup de ce qui t'intéresse. Si tu veux surtout voir le bâtiment et la cour, tu traverseras la maison plus vite. Les amateurs d'art, eux, peuvent passer beaucoup plus de temps à admirer les sculptures, leurs axes visuels et les contrastes entre les formes abstraites et le décor historicisant. Fixer un créneau horaire précis ne serait donc pas très utile ; Can March se prête aussi bien à une halte rapide qu’à une visite approfondie du musée.
Visite en cours
Avant ta visite, pense à vérifier les conditions d'ouverture en vigueur et le prix d'entrée directement auprès du site. C'est particulièrement important si tu prévois de faire un détour par Can March entre la cathédrale et l'Almudaina. La fondation organise aussi des activités culturelles et des concerts, ce qui peut entraîner des changements dans les horaires d'ouverture de certains espaces.
Pour organiser ta journée dans la vieille ville, l'emplacement est idéal. Tu peux facilement intégrer le palais dans une balade à travers le centre historique sans avoir à prendre de transport supplémentaire. Mais si tu veux vraiment profiter pleinement de l'architecture, ne considère pas cette visite comme un simple passage en vitesse pour combler un trou dans ton programme : la cour, la galerie et la terrasse, en particulier, ne se révèlent pleinement que si tu prends le temps de changer de point de vue.
La précision plutôt que l'exhaustivité
Le plus gros atout de ce lieu, c'est pas le nombre de pièces qu'on peut visiter à la va-vite. Ce qui compte, c'est l'interaction entre trois niveaux : l'histoire de la famille March, l'architecture historiciste du palais et la sculpture moderne. Une bonne visite, c'est celle qui relie ces niveaux entre eux, au lieu de les considérer séparément.
Un deuxième coup d'œil dans la cour intérieure à la fin de la visite est particulièrement révélateur. Après avoir découvert les pièces intérieures et la collection, on perçoit généralement le décor, la galerie et l'agencement des espaces différemment de ce qu'on voyait en entrant. Ce qui semblait au premier abord être un vieux palais urbain apparaît désormais comme un édifice du XXe siècle soigneusement conçu.
Accès et parking
Depuis l'aéroport de Palma, le trajet passe d'abord par la Ma-19 pour rejoindre la capitale de l'île. Il y a 11 km de route jusqu'à Palma ; le trajet dure environ 20 minutes. Ces chiffres s'appliquent expressément au trajet jusqu'à Palma, et non jusqu'à l'entrée de Can March. La dernière partie du trajet mène au centre historique.
En voiture jusqu'à la vieille ville
Can March se trouve dans le centre historique, près de la cathédrale et de l'Almudaina. Si tu viens en voiture, c'est souvent plus pratique de te garer dans un parking à la périphérie de la vieille ville plutôt que de chercher une place juste à côté du palais. Le parking Parc de la Mar est un bon point de départ pour visiter la cathédrale, l’Almudaina et la partie sud de la vieille ville. Tu peux y accéder notamment par l’Avenida de Gabriel Roca ou l’Avinguda d’Antoni Maura.
Depuis le parking, il faut faire le dernier bout à pied pour rejoindre le quartier situé au-dessus du Parc de la Mar. Tu t'approches alors de Can March par la même direction que celle d'où la cathédrale et le palais royal dominent le paysage urbain. Cette option t'évite de devoir chercher une place de parking dans les rues étroites autour du bâtiment et se combine facilement avec une longue balade dans la vieille ville.
En bus
Plusieurs arrêts en centre-ville se trouvent dans la vieille ville, facilement accessible. Il s'agit notamment de la pl. de Cort, la pl. d’en Coll, la pl. de sa Quartera et la pl. del Mercat. Le choix de l'arrêt le plus pratique dépend de la ligne que tu prends et de ton point de départ. Depuis n'importe lequel d'entre eux, tu devras continuer à pied à travers le centre-ville en direction de la cathédrale et de l'Almudaina.
Pour t'orienter, il vaut mieux te repérer par le quartier des monuments plutôt que par le nom « Can March » seul, qui désigne aussi d'autres établissements et bâtiments à Majorque. Tu devrais donc mettre comme destination le Palau March ou le musée de la Fundación Bartolomé March Servera, près de La Seu et de La Almudaina.
À pied à Palma
Dans la vieille ville, le mieux est de s'y rendre à pied. Le centre historique de Palma est constitué d'un réseau de ruelles étroites, de places et d'axes prestigieux, où de nombreux bâtiments importants se côtoient. Le passage du centre-ville, plus animé, au quartier de la cathédrale marque déjà le début de l'approche vers la maison.
Si tu viens de la Plaça de Cort ou de la Plaça del Mercat, tu traverses la vieille ville pour rejoindre le quartier monumental, situé plus haut. Si tu viens du Parc de la Mar, tu peux te repérer grâce à la cathédrale et à l’Almudaina. Juste à côté de ces imposants voisins, cette résidence relativement récente est d’autant plus intéressante que sa grandeur historique peut être directement comparée à celle de véritables monuments médiévaux.
Les lignes de bus vers Can March en un coup d'œil
| Ligne | Trajet | Trajets/jour | Premier trajet | Dernier départ |
|---|---|---|---|---|
| 35 | Aquàrium - Pl. Reina | Catedral | 8 | 07:10 | 15:20 |
| 3 | Pont d'Inca / Joan Carles I | 6 | 07:37 | 10:06 |
| 25 | s'Arenal - Pl. Reina | Catedral | 6 | 09:45 | 12:41 |
| 46 | la Bonanova - Gènova - Sindicat (dreta) | 6 | 07:20 | 09:15 |
| 47 | Gènova - la Bonanova - Sindicat (esquerra) | 6 | 07:30 | 09:00 |
| 20 | Portopí - Son Espases | 3 | 07:17 | 08:51 |
D'après les données officielles des horaires GTFS (TIB/SFM), sans les infos en temps réel. Ces chiffres regroupent tous les arrêts dans la ville ; les horaires peuvent varier le week-end et les jours fériés — vérifie auprès de l'opérateur avant de partir.
Comment s'y rendre en bus
662-pl. de Cort · 0,1 km À vol d'oiseau
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
663-pl. d'en Coll · 0,2 km À vol d'oiseau
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
664-pl. de sa Quartera · 0,2 km À vol d'oiseau
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
106-pl. del Mercat · 0,3 km À vol d'oiseau
- 3Pont d'Inca / Joan Carles I · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 4Ses Illetes - Pl. Columnes · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 7Son Gotleu - Son Serra - Sa Vileta / Son Vida · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 20Portopí - Son Espases · 06:06–22:40 · Tous les jours
52-pl. del Mercat · 0,3 km À vol d'oiseau
- 4Ses Illetes - Pl. Columnes · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 7Son Gotleu - Son Serra - Sa Vileta / Son Vida · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 20Portopí - Son Espases · 06:06–22:40 · Tous les jours
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
983-Jutjats Nous · 0,4 km À vol d'oiseau
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
453-pl. de la Reina - Catedral · 0,4 km À vol d'oiseau
- 25s'Arenal - Pl. Reina | Catedral · 06:36–21:01 · Tous les jours
105-pl. de Joan Carles I - Catedral · 0,4 km À vol d'oiseau
- 3Pont d'Inca / Joan Carles I · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 4Ses Illetes - Pl. Columnes · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 7Son Gotleu - Son Serra - Sa Vileta / Son Vida · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 20Portopí - Son Espases · 06:06–22:40 · Tous les jours
986-pl. de la Reina - Catedral · 0,4 km À vol d'oiseau
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
7-pl. de la Reina - Catedral · 0,5 km À vol d'oiseau
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
1-Sindicat - Àrea d'intercanvi Sindicat · 0,5 km À vol d'oiseau
- 46la Bonanova - Gènova - Sindicat (dreta) · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 47Gènova - la Bonanova - Sindicat (esquerra) · 08:00–08:00 · Tous les jours
1048-pl. de Joan Carles I · 0,5 km À vol d'oiseau
- 25s'Arenal - Pl. Reina | Catedral · 06:36–21:01 · Tous les jours
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
Informations sur les horaires : données GTFS officielles (TIB/EMT), sans informations en temps réel — vérifie les horaires auprès de l'opérateur avant de partir.
Aux alentours
Il n'y a guère d'autre endroit qui illustre mieux l'intention derrière Can March. Il suffit de faire quelques pas pour passer de la démonstration de pouvoir privée d'un financier aux plus anciens symboles politiques et religieux de Palma. Il ne faut donc pas considérer ce bâtiment isolément ; son contexte urbain fait partie intégrante de son histoire.
La cathédrale La Seu et l'Almudaina
La cathédrale La Seu et le palais royal de La Almudaina forment le lien le plus évident. Tous deux appartiennent à une couche historique bien plus ancienne que Can March. En les comparant directement, on voit bien comment cette résidence du XXe siècle s'inspire des notions traditionnelles de dignité, de monumentalité et d'architecture palatiale méditerranéenne.
Ce quartier est parfait pour une balade thématique. La Seu incarne la dimension gothique et religieuse de Palma, l'Almudaina, le pouvoir et l'histoire politique, et Can March, l'ascension sociale d'une famille d'entrepreneurs à l'époque moderne. Trois projets architecturaux très différents se côtoient et racontent ensemble comment le pouvoir s'exprime à travers l'architecture.
Le Parlement et le centre historique
Le Parlement des Baléares fait lui aussi partie du cadre urbain immédiat. Ce bâtiment servait autrefois de casino et était déjà un voisin remarquable à l'époque où la résidence March a été construite. Le choix de ce terrain, situé entre ces institutions, n'était pas un hasard, mais un élément central de l'image que l'on voulait donner.
De là, tu peux continuer ta balade dans le reste de la vieille ville. La Plaça de Cort, la Plaça del Mercat et la Plaça Major te mènent dans des quartiers où se côtoient des rues médiévales, des palais urbains plus récents et une architecture du début du XXe siècle. Can March joue dans ce maillage le rôle d’un trait d’union insolite : s’inspirant formellement des anciens palais, c’est en réalité une œuvre du modernisme.
Parc de la Mar
Au pied de la cathédrale et de l'Almudaina, le Parc de la Mar offre une vue imprenable sur la silhouette monumentale de Palma. Si tu fais une balade à Can March, tu découvriras d'abord le palais depuis son environnement étroit de la vieille ville, puis comme faisant partie d'un ensemble urbain plus vaste. Ce changement de perspective t'aide à comprendre l'emplacement particulier du site.
Le parc constitue également une transition idéale entre le circuit culturel et les rives de Palma. Plutôt que de partir tout de suite vers un autre quartier après la visite du musée, tu peux continuer à découvrir les environs à pied. C'est particulièrement intéressant à Can March, car l'emplacement, le quartier et les perspectives en disent presque autant sur la maison que ses intérieurs.
L'endroit idéal pour ça
Palma dans la présentation de la villeCe qu'il faut savoir avant ta visite
Le nom, c'est déjà un premier piège potentiel. « Can March » ou « Palau March » désigne ici l'ancienne résidence familiale des March, située dans le quartier de la cathédrale de Palma. Il ne s'agit pas du restaurant du même nom à Manacor, ni de « Ca’s Patró March » à Cala Deià, ni d'une villa de vacances portant un nom similaire. Le « Museu Fundación Juan March » est également un autre musée de Palma.
Remettre le palais dans son contexte
Les visiteurs ne doivent pas s'attendre à un palais noble médiéval. Le bâtiment a été construit au XXe siècle et reprend délibérément des formes historiques. Si tu gardes cette époque à l'esprit, tu en verras davantage : les ornements, la galerie et la cour ne témoignent pas seulement d'une esthétique baroque, mais aussi de la volonté d'un financier moderne de s'inscrire, à travers l'architecture, au sein de l'élite historique de Palma.
Can March n'est pas non plus une salle d'exposition neutre. Les œuvres d'art sont présentées dans une ancienne résidence privée au caractère décoratif très marqué, dont l'architecture attire parfois autant l'attention que les œuvres exposées. Le mieux, c'est de regarder les deux ensemble et de prêter attention à l'emplacement des sculptures dans la cour, le jardin et les pièces intérieures.
Avec des enfants
Pour les familles, la cour intérieure, la galerie ouverte, le jardin en terrasses et les sculptures monumentales constituent surtout des points d'entrée concrets. Au lieu de vouloir expliquer chaque détail d'histoire de l'art, on peut organiser la visite autour des formes, des matériaux et des contrastes : quelle sculpture semble lourde, laquelle semble aérienne, laquelle est géométrique ? À quel endroit l'arrière-plan du palais modifie-t-il l'effet d'une œuvre ?
Comme il s'agit d'une collection d'art exposée dans une résidence prestigieuse, ça vaut le coup de prendre le temps de la découvrir tranquillement. Pour les enfants, une sélection d'œuvres moins marquantes est souvent plus enrichissante que de vouloir tout voir dans chaque section.
Vêtements et organisation de la visite
La visite relie les salles intérieures à la cour et aux terrasses. Il faut donc s'habiller de manière adaptée aussi bien pour les salles du musée que pour les espaces extérieurs. Comme Can March s'intègre particulièrement bien dans une longue balade dans la vieille ville, il vaut mieux porter des chaussures confortables. Les chemins autour de la cathédrale et de l'Almudaina ne sont généralement pas empruntés uniquement pour visiter le palais, mais dans le cadre d'une visite plus large de la ville.
Avant de te rendre sur place, on te conseille de vérifier les dernières infos sur le lieu que tu comptes visiter. Ça te permettra d'éviter qu'un événement ou un changement dans l'accessibilité de certaines zones ne vienne perturber la visite que tu as prévue. Si tu viens surtout pour l'architecture, pense aussi à consacrer suffisamment de temps à la cour et à la terrasse, et ne te concentre pas uniquement sur les intérieurs.
Les bons plans des locaux
Jeter un coup d'œil à la cour deux fois
Après la visite, la cour intérieure te donne une impression différente de celle que tu avais en entrant. Si tu te retournes une dernière fois à la fin, tu te rends mieux compte que la façade principale, la galerie ouverte et le jardin en terrasse sont conçus comme un ensemble qui t'accueille.
Comparer la sculpture et le décor
Pour les sculptures, ça vaut le coup de changer d'emplacement. Les œuvres de Chillida, Moore, Hepworth ou Sempere prennent une autre dimension devant une façade décorée, dans une cour ouverte ou dans un jardin : leur emplacement fait partie intégrante de l'expérience.
Garde bien en tête l'année de construction
Can March a délibérément l'air d'un palais ancien, mais il a été construit au XXe siècle. Quand on sait ça, les clins d'œil au baroque et les décorations somptueuses deviennent autant de traces d'une image que la société veut donner d'elle-même.
Trouver la bonne marche
Pour les cartes et la navigation, mieux vaut utiliser « Palau March » ou la Fundación Bartolomé March Servera, près de la cathédrale et de l'Almudaina. À Majorque, plusieurs restaurants, villas et établissements portent des noms similaires.
Lire la terrasse comme un plan de ville
Depuis le jardin en terrasse, ne te contente pas d'admirer la vue : la cathédrale, l'Almudaina et l'actuel Parlement expliquent pourquoi Juan March a choisi justement ce terrain pour y construire sa résidence urbaine prestigieuse.