Castell d'Alaró – Château fort, randonnée et vue panoramique

Le trajet fait déjà partie de l'aventure. Le Castell d'Alaró se dresse sur le Puig d'Alaró, un piton rocheux escarpé. Pour rejoindre les ruines, il faut suivre d'anciens sentiers à travers des oliveraies et des pinèdes, puis gravir à pied une montée pavée. C'est seulement une fois arrivé à la porte qu'on comprend pourquoi ce rocher a servi pendant des siècles de poste de garde naturel et de forteresse imprenable.
En haut, ce n’est pas un château entièrement aménagé qui t’attend. Ce que tu verras, c’est un vaste château fort troglodyte avec des vestiges de murs, des tours, des citernes, une petite chapelle de pèlerinage et une auberge. C’est justement ce qui fait tout son charme : les ruines ne te racontent pas l’histoire dans des salles d’exposition fermées, mais à travers leur emplacement. Les parois escarpées assurent ici une partie de la défense, tandis que le seul accès praticable pouvait être contrôlé.
Le Castell d'Alaró vaut le détour pour les randonneurs, les passionnés d'histoire et tous ceux qui cherchent un endroit offrant un panorama impressionnant sur l'île. La montée, c'est bien plus qu'un simple chemin menant à un site touristique. Elle te permet de comprendre physiquement l'importance stratégique de l'endroit et te fait passer, pas à pas, des terres cultivées environnantes à un paysage montagneux sauvage.
En revanche, le château n'est pas vraiment fait pour une petite visite rapide. Il faut parcourir la dernière partie à pied, et même après avoir franchi la porte, il reste encore pas mal de choses à découvrir. Si tu prends le temps d'admirer les remparts, les tours, la chapelle et la vue, tu comprendras mieux pourquoi le Castell compte encore aujourd'hui parmi les lieux historiques les plus emblématiques de Majorque.
Histoire et importance
Les plus anciennes sources fiables ne parlent pas d’un palais, mais de résistance. Des chroniques arabes mentionnent cette forteresse au Xe siècle sous le nom de Hisn Alarum, la « forteresse des chrétiens ». Lors de la conquête musulmane de Majorque, ce bastion aurait tenu bon pendant plus de huit ans. Cet épisode montre déjà en quoi résidait sa force : moins dans un couronnement de mur sans faille que dans un rocher dont les flancs verticaux limitaient l'accès à quelques points faciles à contrôler.
Les traces archéologiques dans les environs remontent à bien plus loin. Des indices d'une occupation talayotique ainsi que d'une présence romaine et byzantine montrent que le Puig servait déjà de poste d'observation et de refuge bien avant la construction du Castell médiéval. Ça ne permet pas pour autant de retracer une histoire de construction sans faille. Ce qui est sûr, c’est que cet emplacement exceptionnel a été repéré et exploité par des seigneurs très différents.
Hisn Alarum
C'est avec cette mention dans les chroniques arabes que le site fait clairement son apparition dans l'histoire transmise. Le nom « Hisn Alarum » désignait une hauteur fortifiée d'où les défenseurs pouvaient surveiller les vallées et les voies d'accès environnantes. Le site lui-même constituait la partie la plus importante de la fortification : les assaillants devaient s'approcher par une seule voie d'ascension, tandis que les flancs rocheux n'offraient pratiquement aucun autre accès.
Après la conquête chrétienne de Majorque, le château a conservé son importance militaire. Les fortifications ont continué à être utilisées et agrandies. Elles protégeaient non seulement le sommet, mais servaient aussi de refuge et permettaient de contrôler les terres situées à la lisière de la Serra de Tramuntana. Le Castell fait partie, avec le Castell del Rei et le Castell de Santueri, des trois châteaux fortifiés de Majorque dont la situation naturelle constitue un élément essentiel de leur caractère défensif.
Cabrit et Bassa
L'épisode le plus célèbre remonte à 1285. Quand Alphonse III d'Aragon a voulu mettre Majorque sous sa domination, Guillem Cabrit et Guillem Bassa ont résisté depuis le Castell d'Alaró. Cette résistance s'est terminée par leur défaite et leur exécution cruelle. Dans la mémoire collective majorquine, ils sont tous les deux devenus des symboles de la loyauté envers le royaume de Majorque et des héros populaires.
Leur destin a donné naissance à des légendes qui hantent encore aujourd’hui cet endroit. Une légende lie même la lumière rougeâtre du couchant sur le Puig d’Alaró au sang versé lors des combats médiévaux. Ici, l’événement historique et l’interprétation populaire se côtoient de très près.
D'une base militaire à un lieu de pèlerinage
Au fil du temps, le Castell a perdu sa fonction militaire. Au-dessus de l'ancienne fortification, l'oratoire Nostra Senyora del Refugi a été construit en 1622. À partir du XVIIe siècle, le sommet est devenu de plus en plus un lieu de recueillement et de pèlerinage. Après la fin de l'occupation militaire en 1741, l'usage religieux a définitivement pris le pas sur la fonction défensive.
En 1931, le Castell d'Alaró a été classé monument historique espagnol. Aujourd’hui, c’est à la fois une ruine, une destination de randonnée et un lieu de mémoire. Son intérêt ne réside pas dans des intérieurs somptueux, mais dans le lien entre le paysage et l’histoire : l’ascension, la porte fortifiée et les falaises abruptes expliquent encore aujourd’hui pourquoi ce château a longtemps été considéré comme pratiquement imprenable.
Ce qu'il y a à voir
Le moment décisif arrive à la fin du sentier pavé. Le chemin se rétrécit, monte entre le rocher et le mur et mène à la porte historique du château. C’est là que tu te rends compte que le site n’est pas un château à l’architecture symétrique, mais un système défensif qui s’est adapté aux formes du sommet. Derrière l’entrée, les différents vestiges sont dispersés sur le plateau.
La Tour de l'Hommage et la porte du château
La Torre de l'Homenatge gardait l'accès principal. Les vestiges de la tour et la porte qui a été conservée constituent la partie médiévale la plus impressionnante du site. Quand tu montes par en bas, tu t'approches exactement par la ligne qui était autrefois la plus facile à contrôler. Les murs ne sont pas construits sur un terrain plat, mais épousent la roche et obligent à passer par un passage étroit.
On appelle souvent cette tour « tour principale » ou « tour d'hommage ». Mais aujourd'hui, il ne faut pas s'attendre à trouver un donjon aménagé pour y vivre. Tout son charme réside dans la combinaison de la maçonnerie en calcaire, du sol irrégulier et de la montée raide juste avant la porte. Nulle part ailleurs la logique défensive du Castell n'est aussi évidente.
Les remparts et les cinq tours
Il reste de l'ancien mur d'enceinte de grandes portions et des traces de cinq tours. Certaines parties semblent moins impressionnantes de près que vues depuis la vallée. C'est seulement en longeant les rebords qu'on se rend compte à quel point les murs et les falaises naturelles formaient ensemble une position difficile à attaquer.
Les ruines demandent un peu d'imagination. Il n'y a pas d'enchaînement complet de salles, de cours et de chemins de ronde qui ait été conservé. À la place, des pans de mur, des vestiges de tours et les contours du terrain marquent l'étendue d'autrefois. C’est justement pour ça que ça vaut le coup de ne pas filer tout de suite vers la chapelle, mais plutôt, une fois passé le portail, de prendre le temps d’observer les différentes directions et de suivre le tracé des fortifications sur le terrain.
Torre de la Cova
Au sud du site se trouve la Torre de la Cova. Avec l'entrée, cette tour est l'un des vestiges les plus marquants. En contrebas se trouve la grotte de Sant Antoni, accessible à pied.
Cet endroit montre particulièrement bien à quel point l'architecture et la topographie naturelle sont étroitement liées. La tour se dresse au bord d'une falaise abrupte. En t'en approchant, fais bien attention au sol irrégulier. La vue s'étend à perte de vue.
Les citernes
Cinq citernes assuraient l'approvisionnement en eau à l'intérieur du château. Pour une garnison postée sur un sommet isolé, ces réservoirs étaient vitaux : une forteresse ne pouvait tenir que tant qu'il y avait de l'eau et des provisions. On attribue aux citernes une origine peut-être arabe, mais leur histoire exacte n'est pas tout à fait claire.
Ce sont des détails que beaucoup de visiteurs ne remarquent pas au premier abord. Pourtant, ils en disent au moins autant sur la vie sur la montagne que les tours. Les murs repoussaient les assaillants ; les réservoirs d’eau permettaient justement de rester plus longtemps et de résister aux sièges. Quand tu regardes ces creux et ces réservoirs bordés de pierres, tu ne vois donc pas un détail secondaire, mais un élément central de l’infrastructure médiévale.
Nostra Senyora del Refugi
Au-dessus des ruines militaires se dresse l'oratoire Nostra Senyora del Refugi. Ce petit sanctuaire a été construit en 1622 et a fait passer le lieu d'un lieu de défense à un lieu de recueillement. Son aspect sobre s'accorde bien avec son emplacement isolé. Après la montée caillouteuse, la chapelle ressemble moins à un lieu de culte prestigieux qu’à un havre de paix à l’abri sur la montagne.
À côté de la chapelle, il y a une « hospedería », c'est-à-dire un refuge de montagne. Du coup, le sommet n'est pas seulement une ruine archéologique, mais reste encore aujourd'hui un lieu de séjour et de pèlerinage très fréquenté.
Le Panorama
La vue s'étend sur deux espaces naturels très différents. Au sud, on aperçoit Alaró et la vaste plaine de l'intérieur de l'île. Au nord, les chaînes de montagnes de la Serra de Tramuntana s'élèvent. Ce contraste fait du Puig un excellent point de repère : d'un côté, l'arrière-pays cultivé s'étend à perte de vue, de l'autre, les rochers et les chaînes de montagnes se succèdent en gradins.
La vue n'est pas juste un bonus du château. Elle explique son emplacement. D'ici, on pouvait repérer très tôt les mouvements dans les vallées, alors que le sommet lui-même n'était accessible que par un chemin restreint. Quand le temps est clair, on comprend pourquoi ce rocher a successivement servi de poste de garde, de refuge, de forteresse, puis de destination pour les pèlerins et les randonneurs.
La visite
La visite commence bien avant la porte du château. L'itinéraire proposé par la commune part du centre d'Alaró et se dirige d'abord vers la Carretera d'Orient. Un embranchement balisé indique la direction du Castell. Les tronçons goudronnés et bétonnés laissent place à d'anciens sentiers ; des raccourcis traversent des oliveraies et des pinèdes. Dans la partie haute, tu laisses ta voiture derrière toi, car le dernier tronçon doit dans tous les cas être parcouru à pied.
L'ascension depuis Alaró
Pour cet itinéraire balisé, la commune indique une distance de 4,2 kilomètres et une durée de marche de 3 heures et 45 minutes. Il est classé comme facile à moyennement difficile. Il ne faut pas confondre ce niveau de difficulté avec une simple balade sur terrain plat : le sentier monte progressivement, comporte des tronçons pavés et peut s'avérer nettement plus fatigant par temps chaud.
En chemin, l'ancien sentier croise plusieurs fois la voie d'accès plus moderne. Des panneaux t'indiquent de revenir sur le tracé historique. Ça rend la montée variée, mais il faut faire gaffe aux bifurcations. Les derniers mètres jusqu’à la porte constituent le point culminant de l’ambiance : des marches et un pavé montent juste au pied des vieux murs, jusqu’à ce que l’entrée s’ouvre entre le rocher et la tour.
Le chemin le plus court qui passe par Es Verger
Si tu fais une partie de la montée en voiture, tu prends souvent le départ de la randonnée près d'Es Verger. La route pour y accéder est étroite, sinueuse et ne ressemble en rien à une route de montagne agréable. La circulation en sens inverse et les virages en épingle à cheveux sans visibilité peuvent te faire perdre plus de temps que ce que ce court trajet laisse supposer.
Même depuis là-bas, la montée reste un vrai défi. Il n'est pas possible de rouler jusqu'au Castell. Avant de partir, il vaut mieux vérifier jusqu'où la route est praticable et où tu peux te garer. Les pavés historiques et la montée finale font partie intégrante de la visite, quel que soit le point de départ choisi.
Un moment sur le plateau du château
Une fois passé le portail, la balade n'est pas encore finie. Entre la Torre de l'Homenatge, les vestiges des remparts, la Torre de la Cova, les citernes, la chapelle et les points de vue, il y a plusieurs étapes à découvrir. Si tu t'arrêtes juste au premier panorama et que tu fais demi-tour tout de suite, tu vas rater la transformation de ces ruines militaires en lieu de pèlerinage.
Pour l'ensemble de la randonnée, le temps de marche officiel de l'itinéraire au départ d'Alaró te donne une bonne idée de la durée. Si tu prends des photos, que tu fais une pause un peu plus longue ou que tu visites le site de la chapelle, l'excursion sera d'autant plus longue.
Heure de la journée et saison
Le printemps et l'automne sont considérés comme des périodes particulièrement propices à la randonnée, car les températures y sont généralement plus agréables que pendant la chaleur estivale. Pendant la saison chaude, il est conseillé de partir tôt. Même si certaines parties des sentiers traversent des oliveraies et des pinèdes où tu peux faire une pause à l'ombre, le plateau du sommet et la partie supérieure de la montée sont exposés au soleil.
Le Castell est une destination de randonnée très prisée. Si tu cherches le calme, pars de préférence le matin et prévois non seulement l'ascension, mais aussi un retour en toute sécurité avant la tombée de la nuit. Les horaires d'ouverture et les tarifs ne sont pas répertoriés de manière fiable et peuvent changer. Il vaut donc mieux vérifier ces informations juste avant de partir.
Accès et parking
Les indications routières de cette page te mènent d'abord à Habitat. Depuis l'aéroport de Palma, il y a 27 kilomètres de route jusqu'à Habitat ; le trajet dure environ 43 minutes et passe par la Ma-30, la Ma-13 et la Ma-13A. Depuis le centre de Palma, la distance par la route jusqu'à Habitat est de 24 kilomètres. Il faut compter environ 48 minutes en passant par la Ma-13 et la Ma-13A.
Ces indications ne s'appliquent expressément que jusqu'à Habitat, et non jusqu'à la porte du château ou au sommet. Pour rejoindre le Castell, il faut ensuite prendre la route locale en direction d'Alaró et de la Carretera d'Orient. De là, des panneaux indiquent le chemin du château. Selon le point de départ choisi, le trajet se poursuit soit par une étroite route de montagne, soit directement à pied.
La route de montagne
La route qui mène à Es Verger monte en serpentant dans des virages serrés. Certains tronçons sont goudronnés ou bétonnés, d'autres ont l'air plus accidentés. Il faut rouler lentement et faire attention aux véhicules venant en sens inverse. Une petite voiture est plus maniable qu'un gros véhicule sur ce genre de route, mais même avec ça, il ne faut pas essayer d'aller le plus haut possible.
Le point essentiel, c'est que tu ne peux pas aller en voiture jusqu'à l'entrée du Castell d'Alaró. Le dernier tronçon se fait à pied, sur un chemin pavé ou caillouteux. Le trajet en voiture ne fait que raccourcir la randonnée ; il ne la remplace pas.
Stationnement
On dit souvent que le point de départ habituel, c'est la zone près d'Es Verger. Il vaut mieux vérifier sur place si l'accès est praticable. Par contre, si tu veux faire tout le parcours communal, tu peux partir d'Alaró et t'épargner la montée, qui est plus difficile.
Comment venir sans voiture
Il n'y a pas d'arrêt de bus répertorié à proximité immédiate du Castell. Si tu viens en transports en commun, tu ne te retrouveras donc pas directement au départ du sentier de randonnée ou près des ruines. Si tu viens sans voiture, pense à prévoir un trajet à pied plus long depuis le village, ainsi que le retour.
Surtout l'après-midi, il est important de prévoir non seulement le trajet jusqu'à Alaró, mais aussi suffisamment de temps pour la descente. Le dernier tronçon pavé demande autant d'attention en descente qu'en montée.
Aux alentours
Habitat, c'est le point de repère pour l'itinéraire routier indiqué, tandis qu'Alaró, c'est l'accès classique au château. Le village se trouve à la jonction entre l'intérieur de l'île et les premières hauteurs marquantes de la Serra de Tramuntana. Depuis ses rues, on aperçoit de loin le Puig d'Alaró, avec sa silhouette caractéristique qui s'élève à pic.
Alaró
Alaró est un bon point de départ si tu veux faire de la montée vers le château une vraie randonnée. Le circuit communal commence au centre du village et suit les panneaux indiquant la Carretera d'Orient. Ça te permet de faire une transition toute en douceur : du village habité, en passant par un ancien paysage culturel, jusqu'au château médiéval perché sur le rocher.
Après la descente, Alaró est l'occasion de faire une pause sans avoir à enchaîner avec une autre activité importante de la journée. Si tu fais tout le parcours à pied, tu devrais de toute façon considérer cet itinéraire comme une excursion à part entière, et non comme une simple étape entre plusieurs sites touristiques très éloignés les uns des autres.
Es Verger
La Finca Es Verger se trouve sur le célèbre sentier de montée et sert de point de repère à de nombreux randonneurs. De là, tu continues à pied jusqu'au château. Des oliveraies et des pins bordent une partie du parcours, avant que le terrain ne devienne plus rocailleux et que le chemin pavé historique ne se dessine plus clairement.
La visite du Verger peut s'accompagner d'une pause, mais il vaut mieux vérifier les jours de fermeture et les horaires d'ouverture du restaurant en dehors des infos sur le château. Pour planifier ton itinéraire, il est surtout important de ne pas confondre le lieu avec la destination finale : même une fois arrivé à la finca, il te reste encore à gravir la colline pour atteindre le château.
Orient
Il existe un autre itinéraire de randonnée qui relie Orient au Castell. Ça transforme la visite en une longue randonnée en montagne et te permet d'accéder au château depuis une autre direction. On dit que le parcours offre de beaux paysages, mais il faut bien planifier l'aller et le retour.
Si tu montes depuis l'Orient, tu passeras aussi par le secteur d'Es Verger. Ça ne veut pas forcément dire que tu pourras faire une pause à la fin de la randonnée ; il peut y avoir encore une montée après ça. Pour une première visite, l'accès balisé depuis Alaró est souvent plus facile à suivre.
L'endroit idéal pour ça
Habitat dans la présentation de la villeCe qu'il faut savoir avant ta visite
Des pierres instables, un vieux pavage et des marches irrégulières caractérisent le sentier du haut. Il vaut donc mieux porter des chaussures solides avec une semelle adhérente plutôt que des chaussures de ville légères. Ça se remarque surtout à la descente : sur les pierres usées, un faux pas suffit pour glisser.
L'eau, le soleil et l'ombre
N'oublie pas de mettre suffisamment d'eau potable dans ton sac à dos. Les citernes historiques font partie du complexe du château, mais elles ne constituent pas une source d'eau potable garantie pour les visiteurs. Il est conseillé de porter un couvre-chef, surtout pendant les mois chauds. Tu trouveras des endroits ombragés le long du chemin, dans les oliveraies et les pinèdes ; sur le plateau, il y a moins d'ombre.
Il ne faut pas sous-estimer la chaleur estivale. Partir tôt permet de réduire l'effort et de garder plus d'énergie pour les pauses.
Avec des enfants
Pour les enfants habitués à la randonnée, ce parcours peut être passionnant : une véritable porte de château, de vieilles tours, des citernes et une histoire riche en sièges donnent un objectif clair à cette ascension. Il faut avoir le pied sûr, porter des chaussures adaptées et être suffisamment en forme pour faire l'aller-retour.
Près des bords de falaise et des ruines, il faut être bien encadré. Le Castell n'est pas un château d'aventure entièrement sécurisé. Le terrain accidenté, les murs historiques et les pentes abruptes font partie du charme de l'endroit.
Ce à quoi il ne faut pas s'attendre
Le Castell, c'est pas une succession de salles d'apparat restaurées, ni une visite classique de château. Ses éléments les plus marquants, c'est la porte, les tours, les vestiges des remparts, les citernes et la chapelle construite plus tard. Si tu t'attends à une forteresse entièrement reconstruite, tu vas te tromper sur ce lieu.
La ruine n'est pas non plus un point de vue facile d'accès. Il faut marcher pour profiter de la vue, et la durée de la visite dépend beaucoup du point de départ. Mais c'est justement cette combinaison entre le chemin, le terrain et le château qui fait tout l'intérêt du Castell d'Alaró : c'est seulement en montant qu'on comprend pourquoi le château a pu tenir si longtemps.
Les bons plans des locaux
Jeter un petit coup d'œil en arrière à la porte
C'est juste en dessous de la Torre de l'Homenatge que la logique défensive est la plus évidente : le sentier pavé se rétrécit entre la roche et le mur. En te retournant, tu te rends compte à quel point il était facile de contrôler le seul accès praticable.
Ne passe pas à côté des citernes
À côté des tours et de la vue panoramique, les cinq citernes passent inaperçues. Elles expliquent pourtant comment une garnison a pu tenir bon sur ce rocher isolé. Sans réserve d'eau, même le mur le plus solide n'aurait pas servi à grand-chose en cas de siège.
Comparer deux paysages
Depuis le plateau, ça vaut le coup de changer un peu de perspective : au sud, tu vois Alaró et l'intérieur plat de l'île, tandis qu'au nord s'élèvent les montagnes de la Serra de Tramuntana. C'est justement cette vue d'ensemble qui explique le choix stratégique du site rocheux du château.
Au départ d'Alaró, au lieu de la montée en téléphérique
Si tu veux éviter la petite route sinueuse qui mène à Es Verger, pars du centre d'Alaró. La route communale est balisée et relie le village au chemin pavé historique menant au château, en passant par des oliveraies et des pinèdes.
Ne pas faire demi-tour à la porte du château
Derrière les remparts médiévaux, la visite se poursuit vers la chapelle Nostra Senyora del Refugi et l'Hospedería. C'est seulement là qu'on comprend vraiment comment cette forteresse militaire s'est transformée en lieu de pèlerinage et de mémoire.