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Le quartier juif d'Inca : à la découverte du quartier juif

Quartier juif, Mallorca
trolvag, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 (Recadrage/mise à l'échelle via mallorca.com)Les modifications apportées à cette image sont soumises à la même licence.

Au cœur d'Inca se trouve un lieu chargé d'histoire, qui ne se révèle pas à travers un monument en particulier, mais à travers ses rues, ses maisons et ses traces superposées. Le Jewish Quarter, c’est l’ancien quartier juif de la ville, appelé « Call Jueu d’Inca » en catalan. Son histoire ne se lit pas à travers un ensemble entièrement préservé, mais se dévoile en te promenant, à travers les noms des ruelles et surtout grâce à une maison dont les murs relient plusieurs siècles entre eux.

C'est justement là que réside tout le charme. Entre Sant Francesc, Virtut, Can Valella, Pare Cerdà et la Carrer del Call, on voit bien comment un quartier résidentiel médiéval s'est fondu dans la ville qui s'est développée par la suite. Si tu aimes découvrir l'histoire d'une ville couche après couche, tu trouveras à Inca un aperçu insolite du passé juif de Majorque.

Le point de repère le plus important, c'est Can Monroig, dans la rue de Can Valella. Cette maison, qu'on appelle aussi Can Móra, se trouve au cœur de l'ancien call. Son aspect actuel est plus récent que le quartier, mais des travaux de restauration ont mis au jour des éléments gothiques et des fondations plus anciennes. C’est ainsi qu’un bâtiment concret permet de comprendre pourquoi les quartiers historiques sont rarement issus d’une seule époque. Cet endroit demande de l’attention plutôt qu’une organisation minutieuse : ici, un nom de rue, un arc en plein cintre ou un arc en ogive muré en disent souvent plus long qu’une grande façade.

Histoire et importance

L'histoire du quartier ne commence pas par une fondation volontaire de la ville. C'est un décret royal du Moyen Âge qui a créé le « call », un quartier résidentiel délimité destiné à la population juive des Incas. Derrière cet acte administratif, il y avait des tensions dans cette ville à dominante chrétienne – et une communauté juive qui s'opposait à un emplacement qui ne lui convenait pas.

La communauté juive d'Inca

À Inca, la présence d'une communauté juive est attestée au plus tard depuis la conquête de Majorque par Jaume Ier en 1229. Des sources plus anciennes font remonter la présence juive aux Baléares jusqu’au Ve siècle. Mais ce qui compte vraiment pour la visite, c’est l’évolution au Moyen Âge : les Juifs ne se sont pas installés à Inca seulement après la création du quartier, mais faisaient déjà partie de la ville avant qu’on leur attribue un quartier résidentiel qui leur était réservé.

D'après des estimations historiques, la communauté comptait environ 306 personnes. Beaucoup étaient commerçants ou artisans. Ils faisaient donc partie du quotidien économique des Incas et ne vivaient en aucun cas en marge d'un village sans importance. Les rues du call, telles qu'elles se sont développées par la suite, servaient à la fois de lieu de vie, d'espace de travail et de centre de la vie communautaire.

Le décret de 1346

En 1346, Pierre IV d'Aragon a ordonné la création d'un quartier juif. Cette décision faisait suite à une demande du gouverneur majorquin Gilabert de Centelles. Elle avait été motivée par des plaintes et des troubles parmi les habitants chrétiens, qui étaient gênés par la présence juive très répandue à Inca. L'origine du quartier est donc indissociable de la marginalisation.

Le site initialement proposé, situé dans la Carrer d’en Prats, a rencontré une forte opposition de la part de la communauté juive, car les maisons de ce quartier étaient considérées comme très délabrées. La communauté s’est tout de suite adressée au roi pour lui expliquer pourquoi cet emplacement ne convenait pas. Pierre IV a accepté ces objections et a exigé qu’un juriste reconnu par la communauté participe au choix d’un meilleur emplacement.

Cet épisode change la façon de voir les choses: ses habitants n'étaient pas simplement soumis à un décret royal, mais ils ont utilisé les voies de recours à leur disposition, ont contesté la décision et ont obtenu un réexamen. Quand Gilabert de Centelles a dû se rendre à Valence et en Catalogne pour des missions royales, il a confié l’affaire à Guillermo de Lagostera. Ce dernier s’est rendu à Inca en 1353 avec Ramon de Capeir, un expert juridique, et Jaume de Buadella, un juré de Palma. Là-bas, ils ont discuté de la situation du quartier avec des représentants de la ville et de la communauté juive.

La violence et la fin du Moyen Âge

La création d'un quartier qui leur était réservé n'a pas mis fin à l'hostilité. On sait qu'en 1372, des Juifs ont été attaqués à Inca. En 1391, la violence a pris de l'ampleur : les maisons et les commerces des habitants juifs ont été incendiés par une foule en colère. Cet événement a marqué la fin du « call » en tant que communauté juive active. Beaucoup de survivants se sont convertis au christianisme.

Cette destruction explique pourquoi il n'y a plus aujourd'hui de quartier juif conservé dans son intégralité. Le quartier est resté aux mains des Incas, mais son ordre social et religieux d'origine a disparu. Ce site historique est donc moins une ruine qu'un palimpseste : l'ancien quartier est niché dans la ville d'aujourd'hui, sans pour autant se dévoiler partout.

La synagogue présumée

La communauté avait probablement une synagogue. Un document datant de 1392 mentionne un bâtiment qui avait appartenu au grand-père d’une femme convertie au christianisme. Ce Jucef Ben Baharon y est désigné comme le rabbin de l’école juive du « call ». Cette formulation est considérée comme un indice important de l’existence d’une institution religieuse et communautaire dans le quartier.

Un bâtiment clairement identifié et conservé en tant que synagogue ne fait cependant pas partie du circuit actuel. L'intérêt de ce document, c'est justement qu'il te fait découvrir la vie quotidienne d'autrefois qui se cachait derrière ces rues : là où se trouvent aujourd'hui des maisons de ville tout à fait ordinaires, il y avait autrefois des lieux de prière, d'étude, de commerce et de vie de famille.

Ce qu'il y a à voir

À première vue, ça n'a rien d'exceptionnel – et c'est justement pour ça qu'il faut prendre le temps de regarder plus attentivement. Le quartier juif n’est pas un simple espace clos, mais un véritable morceau de ville qui s’est développé au fil du temps. Les rues délimitent cet espace historique, tandis que Can Monroig, tel un chapitre ouvert, te montre ce qui peut se cacher derrière des façades plus récentes.

La Carrer del Call et les rues du quartier

La rue del Call porte déjà ce souvenir dans son nom. Le mot catalan « call » désigne le quartier juif. Avec les rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella et Pare Cerdà, elle délimite le cœur même où s'est développée la communauté médiévale. Ces noms sont les repères les plus fiables pour se repérer dans cet espace historique.

Pendant la visite, ça vaut le coup de ne pas chercher une architecture soi-disant « typiquement juive ». C’est plutôt la proximité géographique qui est révélatrice : de courts tronçons de rue, des parcelles voisines et l’emplacement de Can Monroig au sein de ce tissu urbain, où des éléments de construction plus anciens ont été mis au jour lors de la restauration. Ce n’est qu’en les considérant dans leur ensemble que ces ruelles isolées redeviennent un quartier historique.

Il ne faut pas confondre les constructions actuelles avec un patrimoine médiéval resté intact. La valeur du lieu réside dans la continuité du plan de la ville et dans les éléments architecturaux qui ont été mis au jour lors des restaurations. La visite est donc un exercice d’observation attentive : le tracé des rues et la structure des maisons sont plus importants que les aspects décoratifs.

Can Monroig

Dans la Carrer de Can Valella se trouve le monument phare du quartier. Can Monroig, aussi appelé Can Móra, a pris son aspect actuel au XVIe siècle, mais il repose sur des structures plus anciennes. Des fouilles et des travaux de restauration ont mis au jour des éléments de construction qui témoignent des origines médiévales de l'ensemble architectural ; les fondations remontent au XIIIe ou au XIVe siècle.

De l'extérieur, on remarque une façade sobre, dont la surface est recouverte de petites pierres. Plusieurs fenêtres rythment le mur. L'entrée principale est surmontée d'un arc en plein cintre en pierre, qui rappelle le soubassement de la façade. Rien de tout ça ne fait passer la maison pour un grand monument. Son importance vient de la combinaison entre son emplacement, sa structure et les éléments plus anciens découverts lors de la restauration.

La maison est restée longtemps inoccupée et s'est délabrée avant que ses nouveaux propriétaires ne la restaurent. C'est lors de ces travaux qu'on a pu découvrir des arcs gothiques en ogive et en plein cintre, ainsi que des ouvertures à angle droit. Ça montre que le bâtiment a conservé des parties plus anciennes, même si l'aspect général qu'on voit aujourd'hui date d'une époque plus récente.

La succession de pièces de Can Monroig

L'intérieur est divisé en deux parties situées l'une derrière l'autre. Dans la première partie, trois pièces s'étendent perpendiculairement à la façade ; des arcs les séparent les unes des autres. Cette disposition montre déjà que la maison n’a pas été construite d’un seul coup. Des formes d’arcs différentes se côtoient et témoignent de transformations qui se sont faites sur de longues périodes.

Dans le hall d'entrée, il y a une arche baroque en volutes. Un autre arc en plein cintre, peint en blanc, mène à une pièce dotée d’un arc en ogive qui a été muré. Ici, le gothique et le baroque ne sont pas présentés comme des chapitres distincts de l’exposition, mais comme des parties d’une même maison. C’est justement cet arc en ogive muré qui montre bien comment des ouvertures ont pu perdre leur fonction, alors que la maçonnerie a été conservée.

Un autre mur sépare la première partie du bâtiment de la suivante. Le passage est en angle droit ; à côté, il y a une ouverture en arc en plein cintre qui, à cause de sa forme, est comparée à des éléments architecturaux médiévaux. Ces détails ne sont pas des décorations au sens habituel du terme, mais témoignent de différentes structures d’arcs et d’espaces ; un arc en ogive est muré.

Poêle, cave et citerne

Les fouilles ont aussi mis au jour un four et une cave à vin. Ce genre de découvertes fait passer l'attention de l'histoire politique à la vie quotidienne à la maison. Le bâtiment n'était pas seulement une façade et une entrée prestigieuse, mais aussi un lieu de stockage, de transformation et de travail quotidien.

La citerne de la cour est particulièrement originale. On dit qu’elle a une forme anthropomorphe : deux yeux et un nez lui donnent l’air d’un visage. Ce détail fait partie des découvertes les plus marquantes de Can Monroig. Il ne faut cependant pas l’interpréter trop vite comme un symbole spécifiquement juif. C'est son apparence qui est attestée, pas une signification religieuse claire.

Le four, la cave, la citerne et les anciennes fondations montrent bien pourquoi Can Monroig est si important pour le quartier juif. La maison ne remplace pas une synagogue et ne prouve pas pour chaque élément de construction qu’une famille en particulier l’ait utilisé. Mais elle montre bien à quel point la couche médiévale se trouve en profondeur sous les constructions incas qui ont suivi.

La visite

Le mieux, c'est de commencer la balade par les rues elles-mêmes. Si tu repères d'abord la Carrer del Call, puis les rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella et Pare Cerdà sur le plan de la ville, tu comprendras mieux le contexte que si tu cherchais juste une entrée en particulier. Cet ancien quartier est un espace urbain historique ; on se promène dans ses rues, pas dans un site archéologique clos.

S'y retrouver pendant l'appel

Les noms de rue donnent toute sa structure à cette balade. La Carrer del Call est celle qui donne l'indice linguistique le plus clair, tandis que la Carrer de Can Valella mène à Can Monroig. Le mieux, c'est de parcourir ces rues tranquillement, en prenant le temps d'observer les façades, les arcades et la largeur des parcelles. Ce qui rend cette visite intéressante, ce n’est pas tant la longueur du parcours que le fait de comprendre que ces rues voisines formaient autrefois l’espace de vie d’une communauté à part entière.

Il est difficile de fixer une durée précise pour la visite de ce quartier. Si tu te contentes de regarder les rues et les façades de Can Monroig, tu peux faire une visite rapide. Si tu lis d'abord le contexte historique et que tu compares attentivement les styles architecturaux, tu y passeras forcément plus de temps. Ce quartier peut d'ailleurs être facilement intégré à une balade générale dans Inca.

Savoir bien situer Can Monroig

Can Monroig est le bâtiment le plus emblématique, mais il ne faut pas le confondre avec l'ensemble du quartier juif. Son aspect actuel date du XVIe siècle, tandis que ses fondations et certains éléments de construction remontent à une époque plus ancienne. Il suffit de jeter un coup d'œil à l'arc en plein cintre en pierre de l'entrée principale et aux petits détails de la façade pour commencer à percevoir cette superposition des époques.

Les intérieurs, avec leurs arcades gothiques et baroques, leur poêle, leur cave et leur citerne dans la cour, sont particulièrement instructifs d'un point de vue historique. Mais la visite reste intéressante même si tu ne fais que regarder Can Monroig de l'extérieur.

Planification sans dates précises

Les horaires d'ouverture et les conditions d'accès actuels ne sont pas indiqués de manière fiable. Avant ta visite, pense donc à vérifier si des règles d'accès particulières s'appliquent à Can Monroig ou à une exposition qui l'accompagne. Pour les rues historiques elles-mêmes, il est surtout important de bien s'orienter. La lumière du jour aide à repérer la maçonnerie, les arcades et les panneaux de rue ; c'est à travers ces petits détails que l'histoire du quartier se dévoile.

Cet endroit n'a pas besoin d'une mise en scène touristique. Il n'y a ni point de départ imposé, ni panorama final. La visite est d’autant plus convaincante que tu gardes d’abord à l’esprit l’histoire de la création forcée de ce quartier, puis que tu observes la normalité actuelle de ses rues. Le contraste entre ce passé dramatique et le paysage urbain quotidien, c’est ça, l’expérience même de la visite.

Comment s'y rendre

Inca se trouve au centre de l'île et est facilement accessible via le réseau routier principal. Les distances et les temps de trajet indiqués s'appliquent jusqu'à Inca, et non pas directement jusqu'à une adresse précise dans le quartier juif. Une fois en ville, le dernier tronçon se fait via le réseau routier local.

Depuis l'aéroport de Palma

Depuis l'aéroport de Palma, il y a 34 kilomètres par la route jusqu'à Inca. Le trajet dure environ 32 minutes et passe d'abord par la Ma-30, puis par la Ma-13. Une fois que tu as quitté la Ma-13, tu traverses la ville en direction du centre, puis tu prends les rues de l'ancien call.

Depuis le centre de Palma

Depuis le centre de Palma, il y a 31 kilomètres par la route jusqu'à Inca. Le trajet par la MA-13 dure environ 37 minutes. Ce temps de trajet s'arrête aussi à Inca. Le dernier tronçon jusqu'au quartier juif passe par le réseau routier du centre-ville.

La Ma-13 est clairement l'axe principal entre Palma et le centre de l'île. À Inca même, on te conseille de chercher non seulement le nom anglais « Jewish Quarter », mais aussi « Call Jueu », « Carrer del Call » ou « Carrer de Can Valella ». Can Monroig se trouve au numéro 22 et constitue un point de repère incontournable.

En bus

Les arrêts de bus les plus proches sont Gran Via de Colom 1, Gran Via de Colom 2, Sant Joan de Déu 1 et Inca Llevant 2. De là, tu continues à pied dans les rues historiques. Le choix de l'arrêt le plus pratique dépend de la ligne que tu prends et de l'ordre dans lequel tu veux faire la visite.

Si tu te déplaces à pied, la Carrer de Can Valella est un bon point de repère, car c'est là que Can Monroig offre le lien le plus concret avec l'histoire du quartier. Depuis cette maison, tu peux facilement intégrer les autres rues du call dans une petite balade en ville, sans avoir à prendre la voiture pour te déplacer d'un point à l'autre.

Les lignes de bus vers Quartier juif en un coup d'œil

LigneTrajetTrajets/jourPremier trajetDernier départ
T2Palma - sa Pobla14606:1922:28
314Campanet / Búger13706:2722:20
312Lluc - Inca - Muro10406:4221:44
T3Palma - Manacor10206:4323:04
302Can Picafort - Palma9100:2023:55
304Inca - Sencelles - Palma9007:2222:40
316Son Serra - Inca7006:3522:10
T1Palma - Inca6406:0522:31
311Mancor de la Vall - Inca6006:2522:00
313Selva - Inca5606:5021:55
A32Can Picafort - Aeroport4200:3023:35
301Port de Pollença - Palma3806:2522:30

D'après les données officielles des horaires GTFS (TIB/SFM), sans les infos en temps réel. Ces chiffres regroupent tous les arrêts dans la ville ; les horaires peuvent varier le week-end et les jours fériés — vérifie auprès de l'opérateur avant de partir.

Comment s'y rendre en bus

  • Gran Via de Colom 2 (27004) · 0,2 km À vol d'oiseau

    • 304Inca - Sencelles - Palma · Tous les jours
    • 314Campanet / Búger · Tous les jours
  • Gran Via de Colom 1 (27003) · 0,3 km À vol d'oiseau

    • 304Inca - Sencelles - Palma · Tous les jours
    • 314Campanet / Búger · Tous les jours
  • Inca Llevant 2 (27013) · 0,5 km À vol d'oiseau

    • 302Can Picafort - Palma · Tous les jours
    • 304Inca - Sencelles - Palma · Tous les jours
    • 312Lluc - Inca - Muro · Tous les jours
    • 314Campanet / Búger · Tous les jours
    • A32Can Picafort - Aeroport · Tous les jours
  • Inca Llevant 1 (27014) · 0,5 km À vol d'oiseau

    • 301Port de Pollença - Palma · Tous les jours
    • 302Can Picafort - Palma · Tous les jours
    • 304Inca - Sencelles - Palma · Tous les jours
    • 312Lluc - Inca - Muro · Tous les jours
    • 314Campanet / Búger · Tous les jours
    • 316Son Serra - Inca · Tous les jours
    • A32Can Picafort - Aeroport · Tous les jours
  • Inca Estació (215) · 0,6 km À vol d'oiseau

    • T1Palma - Inca · Lun-Ven
    • T2Palma - sa Pobla · Tous les jours
    • T3Palma - Manacor · Tous les jours
  • Constància - Hospital d'Inca Estació (225) · 0,6 km À vol d'oiseau

    • T2Palma - sa Pobla · Tous les jours
    • T3Palma - Manacor · Tous les jours
  • Estació d'autobusos (27001) · 0,7 km À vol d'oiseau

    • 304Inca - Sencelles - Palma · Tous les jours
    • 311Mancor de la Vall - Inca · Tous les jours
    • 312Lluc - Inca - Muro · Tous les jours
    • 313Selva - Inca · Tous les jours
    • 314Campanet / Búger · Tous les jours
  • Mandrava 2 (27016) · 0,9 km À vol d'oiseau

    • 312Lluc - Inca - Muro · Tous les jours
    • 313Selva - Inca · Tous les jours
  • Mandrava 1 (27015) · 0,9 km À vol d'oiseau

    • 311Mancor de la Vall - Inca · Tous les jours
    • 312Lluc - Inca - Muro · Tous les jours
    • 313Selva - Inca · Tous les jours

Informations sur les horaires : données GTFS officielles (TIB/EMT), sans informations en temps réel — vérifie les horaires auprès de l'opérateur avant de partir.

Aux alentours

Inca n'est pas un décor historique figé autour de l'ancien quartier juif. La ville est située au cœur d'une agglomération animée, et c'est justement la vie quotidienne d'aujourd'hui qui fait ressentir la disparition de la communauté médiévale. La ville d'aujourd'hui occupe l'espace où vivaient autrefois des commerçants, des artisans et des familles juives.

C'est pourquoi le mieux, c'est de combiner cette visite avec une balade dans le centre d'Inca, sans considérer le quartier juif comme un endroit à part. Les transitions entre ses rues et le reste de la ville montrent à quel point la communauté juive devait être étroitement liée à Inca avant cette séparation forcée, et à quel point le quartier s'est complètement fondu dans la ville qui a suivi après les événements de 1391.

Can Monroig est le point d'ancrage historique idéal pour cette balade. De là, les rues voisines te mènent au cœur de l'ancien « call ». Ensuite, tu peux continuer la balade sans limite précise dans le centre-ville. Ce format ouvert correspond bien au lieu : le tissu urbain ne laisse entrevoir les couches historiques que par endroits.

Si tu visites plusieurs lieux liés à l'histoire juive à Majorque, pense à considérer Inca comme un cas à part et à ne pas le confondre avec le quartier juif plus connu de Palma. Les deux se trouvent dans des villes différentes et ont suivi un parcours qui leur est propre. À Inca, l'accent est mis sur le décret royal de 1346, la controverse autour du premier emplacement, les violences de la fin du XIVe siècle et les différentes phases de construction de Can Monroig.

Sa situation centrale sur l'île fait aussi de ce quartier une étape culturelle idéale lors d'un circuit dans le centre de Majorque. Ça ne demande ni détour pour profiter du paysage, ni longue randonnée. L'intérêt, c'est plutôt de découvrir une facette d'Inca souvent négligée.

L'endroit idéal pour ça

Inca dans la présentation de la ville

Ce qu'il faut savoir avant ta visite

Ce n'est ni un point de vue ni un vaste site archéologique, mais un circuit historique dans l'Inca d'aujourd'hui. Le charme de ce parcours réside dans le fait de passer de la Carrer del Call à Can Valella et aux rues avoisinantes, en s'arrêtant de temps en temps devant les façades. Une carte imprimée ou numérique indiquant les noms Sant Francesc, Virtut, Can Valella, Pare Cerdà et Call te facilitera l'orientation.

Le simple fait de chercher un grand panneau avec le nom en anglais peut te faire passer à côté de l'esprit du lieu. Le terme catalan « call » est la clé la plus importante sur place, tant sur le plan linguistique qu'historique.

La lumière du jour met bien en valeur les détails discrets de la façade. Si tu prends des photos, n'oublie pas que cet ancien quartier est aujourd'hui à la fois un lieu de vie et de travail ; son importance historique ne remet pas en cause la vie privée des habitants.

Il ne faut pas s'attendre à trouver un ghetto entièrement préservé, une synagogue clairement identifiée ou une succession ininterrompue de maisons médiévales. Les témoignages les plus marquants, ce sont l'espace urbain qui a été préservé, les documents historiques et les couches architecturales mises au jour à Can Monroig. Si tu gardes ça à l'esprit, le quartier juif ne te paraîtra pas décevant par sa petite taille, mais plutôt remarquablement riche en histoire.

Les bons plans des locaux

  • Chercher « Call » au lieu de « musée »

    La Carrer del Call, c'est la meilleure clé pour comprendre le quartier. Avec les rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella et Pare Cerdà, elle te permet de mieux saisir le contexte historique que si tu cherchais juste l'entrée d'un musée en particulier.

  • Can Monroig, un point de repère

    Can Monroig, au 22 de la rue de Can Valella, est le point de repère le plus parlant. Sur la façade, ça vaut le coup de jeter un œil à l'arc en plein cintre en pierre et aux petites pierres, avant d'imaginer les couches de construction plus anciennes.

  • Le visage de la citerne

    La citerne découverte dans la cour de Can Monroig présente deux formes ressemblant à des yeux et un nez. Ce détail insolite est avéré ; en revanche, il n'y a pas d'interprétation religieuse claire. C'est justement cette absence de certitude qui nous évite les légendes hâtives.

  • Prendre en compte plusieurs époques

    L'aspect actuel de Can Monroig date du XVIe siècle, mais ses fondations remontent au XIIIe ou au XIVe siècle. Les arcs en plein cintre, les arcs en ogive et les arcs baroques ne témoignent donc pas tous de la même phase de construction.

  • Se rendre à pied au Call

    Can Monroig se trouve au cœur de l'ancien quartier juif et s'intègre parfaitement dans le décor des rues historiques.

25°C Inca
C'est quoi, le quartier juif d'Inca ?
Le quartier juif, c'est l'ancien quartier juif d'Inca, appelé « Call Jueu d'Inca » en catalan. Ce quartier historique s'étend sur plusieurs rues où la communauté juive de la ville s'est concentrée depuis le Moyen Âge. Son cœur comprend les rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella, Pare Cerdà et la Carrer del Call. Le bâtiment le plus important est Can Monroig, dont les fondations anciennes et les éléments gothiques laissent entrevoir le passé médiéval du quartier.
Pourquoi ça vaut le coup de visiter le quartier juif d'Inca ?
Cette visite te fait découvrir une partie de l'histoire de Majorque qu'on a tendance à oublier quand on se promène dans la ville aujourd'hui. Ce quartier témoigne de la présence d’une communauté juive attestée depuis le Moyen Âge, de son rôle économique, de la création forcée d’un quartier résidentiel qui leur était réservé et des violences qui ont détruit cette communauté à la fin du XIVe siècle. Can Monroig est particulièrement instructif : cette maison allie une structure datant du XVIe siècle à des fondations plus anciennes, des arcs gothiques et des objets issus de la vie quotidienne. Tout le charme réside dans la lecture attentive des traces réelles laissées par la ville.
Où se trouve exactement le « Call » historique d'Inca ?
Le centre historique se trouve dans la ville d'Inca, autour des rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella, Pare Cerdà et Call. La rue del Call est, de par son nom, l'indice le plus évident de l'ancienne fonction du quartier. Can Monroig, au 22 de la rue de Can Valella, constitue un point de repère concret. Aujourd'hui, le quartier n'a pas d'entrée principale unique. Il vaut donc mieux repérer les rues mentionnées sur une carte et les relier à pied. Tu verras ainsi qu’il s’agit d’un espace urbain historique cohérent.
Comment le quartier juif d'Inca a-t-il vu le jour ?
En 1346, Pierre IV d'Aragon a ordonné la création d'un quartier juif à part. Cette décision faisait suite à des plaintes et à des troubles parmi les habitants chrétiens d'Inca. L'emplacement initialement prévu, sur la Carrer d’en Prats, a été rejeté par la communauté juive, car les maisons qui s’y trouvaient étaient en très mauvais état. Le roi a accepté cette objection et a exigé l’intervention d’un juriste reconnu par la communauté. En 1353, Guillermo de Lagostera, Ramon de Capeir et Jaume de Buadella se sont rendus à Inca pour discuter, avec des représentants de la ville et de la communauté juive, d’un emplacement approprié.
Qu'est-il arrivé à la communauté juive d'Inca en 1391 ?
La création du Call n'a pas mis fin aux hostilités. On a déjà des traces d’attaques contre les Juifs à Inca dès 1372. En 1391, des maisons et des commerces juifs ont été incendiés par une foule. Cet événement marque la fin du Call médiéval en tant que communauté juive active ; beaucoup de survivants se sont convertis au christianisme. C’est pour ça qu’aujourd’hui, on ne voit plus de quartier préservé dans son intégralité, avec tout son aménagement religieux et résidentiel. Il faut reconstituer l’histoire à partir de l’espace urbain, des sources écrites et des éléments architecturaux mis au jour par la suite.
Qu'est-ce qui rend Can Monroig si spécial ?
Can Monroig, aussi appelé Can Móra, se trouve au cœur de l'ancien Call. L'aspect actuel de la maison date du XVIe siècle, mais des travaux de restauration ont mis au jour des arcs en ogive et des arcs en plein cintre de style gothique, ainsi que des fondations plus anciennes qui remontent au XIIIe ou au XIVe siècle. À l'intérieur de la maison, on a pu observer différentes suites de pièces, une arche baroque, une arche en ogive murée, un poêle et une cave à vin. Dans la cour, on trouve aussi une citerne aux formes anthropomorphes : deux yeux et un nez. Ce bâtiment illustre particulièrement bien comment plusieurs époques se superposent dans une maison de ville.
Y a-t-il encore une synagogue dans le quartier juif d'Inca ?
Il n'y a pas de synagogue clairement identifiée et conservée comme telle dans le circuit actuel. Mais les sources historiques laissent penser que le quartier médiéval comptait une synagogue ou une école juive. Dans un document de 1392, Jucef Ben Baharon est mentionné comme rabbin de l'école juive du Call. Cette source est un indice important de l’existence d’un centre religieux et communautaire, mais elle ne révèle pas aux visiteurs la présence d’une synagogue qui se serait conservée sans aucun doute. Si tu visites le quartier, ne t’attends donc pas à trouver une synagogue médiévale intacte.
Quels sont les horaires d'ouverture et les tarifs d'entrée ?
Pour le quartier juif, aucune heure d'ouverture ni aucun tarif d'entrée ne sont indiqués. Ce quartier historique comprend la Carrer del Call ainsi que les rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella et Pare Cerdà. Can Monroig se trouve au 22 de la Carrer de Can Valella. Pour ses intérieurs, aucune condition d'accès actuelle n'est non plus indiquée. On y trouve des arcs en ogive et des arcs en plein cintre de style gothique, des fondations anciennes, un four, une cave à vin et une citerne aux formes anthropomorphes.
Combien de temps dure une visite guidée du quartier juif ?
Il n'y a pas de durée de visite fixe. Si tu passes par la Carrer del Call, Can Valella et les rues avoisinantes, en prenant Can Monroig comme point de repère, tu peux facilement intégrer cette visite dans une balade en ville. Ça vaut le coup d'y passer plus de temps si tu veux vraiment comprendre l'histoire du quartier, les événements de 1391 et les différentes phases de construction de Can Monroig. Ce n'est pas tant la distance parcourue qui compte que l'attention que tu portes aux noms de rue, aux arcades et aux vieux pans de mur.
Comment aller à Inca depuis Palma ou depuis l'aéroport ?
Depuis l'aéroport de Palma, prends la Ma-30 puis la Ma-13 pour rejoindre Inca. Le trajet jusqu'à Inca fait 34 kilomètres et dure environ 32 minutes. Depuis le centre de Palma, il faut compter 31 kilomètres au total par la Ma-13 ; le trajet dure quant à lui environ 37 minutes. Ces deux distances ne s'appliquent expressément qu'jusqu'à Inca. Le dernier tronçon jusqu'au quartier juif passe par le réseau routier du centre-ville. Tu peux entrer « Carrer del Call », « Carrer de Can Valella » ou « Can Monroig » comme destinations dans ton GPS.
Est-ce qu'on peut se rendre au quartier juif en bus ?
Dans les environs du quartier, tu trouveras les arrêts Gran Via de Colom 1, Gran Via de Colom 2, Sant Joan de Déu 1 et Inca Llevant 2. Le choix de l'arrêt qui te convient le mieux dépend de la ligne que tu prends et du point de départ de ta balade. Depuis l'arrêt, tu continues à pied dans les rues historiques. Can Monroig, au 22 de la Carrer de Can Valella, est une bonne destination à viser. De là, tu peux explorer la Carrer del Call, Sant Francesc, Virtut et Pare Cerdà dans le cadre d'une balade d'un seul trait, sans avoir besoin de reprendre les transports entre chaque étape.
Quels détails peut-on observer dans le quartier et à Can Monroig ?
La Carrer del Call, rien que par son nom, rappelle l'ancien quartier juif. Avec les rues Sant Francesc, Virtut, Can Valella et Pare Cerdà, elle délimite son cœur historique. Can Monroig illustre particulièrement bien les différentes couches architecturales : l'aspect actuel de la maison date du XVIe siècle, tandis que ses fondations remontent au XIIIe ou XIVe siècle. On y trouve des arcs en ogive et des arcs en plein cintre de style gothique, un arc baroque, un arc en ogive muré, un four, une cave à vin et une citerne avec deux formes ressemblant à des yeux et un « nez ».