Ramon Llull à Son Serralta – Monument dédié au grand penseur majorquin
À Majorque, Ramon Llull n'est pas seulement un nom que tu vois dans les livres, les églises et les monastères. Le monument historique près de Son Serralta rend hommage à un Majorquin dont le parcours a largement dépassé les frontières de l'île : du milieu de la cour médiévale à ses travaux philosophiques, en passant par sa mission religieuse et une œuvre littéraire qui a fait du catalan la langue de la pensée.
Ce lieu de mémoire vaut surtout le détour pour ceux qui ne veulent pas découvrir Majorque uniquement à travers ses paysages et ses plages. Sans le contexte historique, le mémorial dédié à Llull risque de n’être qu’une simple étape rapide. Mais grâce à lui, on découvre une époque où chrétiens, musulmans et juifs se côtoyaient dans la Méditerranée occidentale et où les érudits voyageaient d’une langue à l’autre, d’une cour à l’autre et d’une université à l’autre.
Ramon Llull a vécu de 1232 à 1316. C'était un écrivain, un philosophe, un théologien et un missionnaire, mais aussi une personnalité difficile à réduire à un seul rôle. Son importance ne repose pas sur une œuvre en particulier ou sur un acte politique, mais sur sa volonté d’intégrer la connaissance, la foi et la communication linguistique dans un système de pensée global.
Le monument près de Son Serralta est donc moins une destination pour une longue visite guidée qu'un endroit où s'arrêter un instant et mettre les choses en perspective. Si tu te familiarises d’abord avec quelques étapes de la vie de Llull, tu verras dans ce nom non seulement une personnalité historique, mais aussi une figure clé de la culture majorquine et catalane.
Histoire et importance
Une enfance sur une île réorganisée
Llull est né à Palma en 1232, quelques années seulement après la conquête de Majorque par le roi Jaume Ier. Sa famille était originaire de Barcelone et faisait partie de ces colons chrétiens qui sont arrivés sur l'île après la conquête. Ce contexte historique est déjà important : Llull a grandi dans une société dont l'ordre politique et religieux venait de subir un bouleversement radical.
L'héritage musulman de Majorque n'avait pourtant pas disparu. Les langues, les savoirs et les traditions religieuses continuaient de se côtoyer, même si ce n'était pas du tout sur un pied d'égalité. La réflexion sur l’islam, qui a marqué la fin de la vie de Llull, n’était donc pas pour lui un débat abstrait sur un monde lointain. Elle faisait partie de la réalité historique de sa terre natale et de tout le bassin méditerranéen.
De la vie à la ferme à la vocation religieuse
On en sait moins sur les premières années de Llull que sur la période qui a suivi sa conversion. Il évoluait dans le milieu de la cour et était au service de celui qui allait devenir le roi Jaume II de Majorque. En 1257, il a épousé Blanca de Picany ; de cette union sont nés Domènec et Magdalena. Les sources décrivent cette période de sa vie comme laïque et marquée par la culture courante. On lui attribue aussi des poèmes dans le style des troubadours, mais ces premiers textes n’ont pas été conservés.
Plus tard, Llull a lui-même attribué ce tournant décisif à des visions récurrentes du Christ crucifié. Alors qu’il avait jusqu’alors connu la vie de famille, la richesse et la vie à la cour, il a vu dans cette expérience un appel à mener une vie complètement différente. Il voulait écrire des livres pour défendre ses convictions religieuses, se consacrer à la mission et promouvoir la création d’écoles où les futurs missionnaires pourraient apprendre les langues orientales.
Vu d’aujourd’hui, ces objectifs semblent contradictoires. Llull cherchait à dialoguer au-delà des barrières linguistiques et s’était forgé pour ça un savoir très étendu ; mais en même temps, sa pensée restait marquée par cette volonté médiévale de convertir les gens d’autres confessions au christianisme. Ce monument ne rend donc pas hommage à un défenseur moderne de l'égalité religieuse, mais à un homme de son époque qui associait étroitement la compréhension mutuelle et la mission.
L'arabe, le latin et le catalan
Après sa conversion, Llull s'est intéressé à l'arabe, à la philosophie, à la théologie, au droit et aux sciences naturelles. Pour lui, la langue n'était pas juste un outil de traduction. Elle déterminait à qui une idée pouvait s'adresser. Son premier ouvrage connu, un compendium sur la logique du philosophe islamique al-Ghazālī, aurait d'abord été écrit en arabe, puis traduit en latin et en catalan.
L'utilisation du catalan par Llull a eu des conséquences particulièrement importantes. Dans l'Europe médiévale, les traités scientifiques, philosophiques et théologiques étaient surtout rédigés en latin. Llull, lui, utilisait aussi une langue romane parlée pour aborder des domaines de connaissance complexes. Du coup, il a dû inventer des termes, réorganiser les liens entre les concepts sur le plan linguistique et développer un style qui allait bien au-delà de la poésie courtoise ou des échanges quotidiens.
C'est pour ça qu'on le considère comme le fondateur, ou en tout cas comme le pionnier incontournable, de la langue littéraire catalane. Ça veut pas dire que personne n'avait écrit en catalan avant lui. Ce qu'il a vraiment fait de spécial, c'est d'utiliser cette langue de manière systématique pour la philosophie, les sciences, la théologie et la littérature narrative. Le monument près de Son Serralta rappelle donc aussi une période de l'histoire linguistique européenne.
Les livres, outils de réflexion
L'œuvre de Llull prend différentes formes : des traités philosophiques et théologiques, des dialogues, des paraboles, des recueils de maximes, des diagrammes et des textes narratifs. Parmi les plus connus, il y a le *Llibre d’Evast e Blanquerna*. Dans cet ouvrage, il explore différents parcours de vie et mêle intrigue littéraire et réflexion religieuse. Le *Llibre d’Amic e Amat*, qui fait partie de cet ouvrage, condense la relation entre l’amant et l’aimé en courts passages contemplatifs.
Au cœur de son projet philosophique se trouvait une méthode souvent appelée son « Ars ». Llull voulait établir des liens clairs entre des concepts et des propriétés fondamentaux pour aborder rationnellement les questions de foi. Ses diagrammes et ses combinaisons ont ensuite donné lieu à des interprétations très variées. Pour bien comprendre cet héritage, ce n’est pas tant chaque détail de ce système qui compte, mais plutôt l’ambition extraordinaire de Llull : il cherchait un ordre du savoir capable de dépasser les frontières linguistiques et culturelles.
Majorque, point de départ d'un grand voyage
La vie de Llull est restée étroitement liée à Majorque, même s'il a parcouru une grande partie de l'Europe et du bassin méditerranéen. Après ses pèlerinages, il revenait toujours sur l'île. En 1276, une école a été fondée à Miramar, sur la côte nord, pour permettre aux missionnaires d'apprendre les langues orientales. Plus tard, ses voyages l'ont notamment conduit dans d'importants centres politiques et universitaires, ainsi qu'en Afrique du Nord.
Après une longue absence, il est revenu à Majorque et a repris son travail d'écrivain. D'après la tradition, il est mort en 1316 au large de son île natale. Les détails de sa mort ont ensuite été embellis par la légende ; ce qui est sûr, c'est que Majorque est devenue le point de départ et d'arrivée de la mémoire qui lui est consacrée. Le monument près de Son Serralta fait partie de cette culture du souvenir, encore visible aujourd’hui.
Pourquoi Llull reste important aujourd'hui
Pendant longtemps, Ramon Llull a été présenté soit comme un génie solitaire, soit comme un original excentrique du Moyen Âge. Les recherches récentes le replacent davantage dans le contexte des courants de pensée de son époque. Son mode de vie radical, son idéal de laïc engagé dans la religion et son zèle missionnaire trouvaient des parallèles dans la spiritualité médiévale. Ce qui restait toutefois inhabituel, c’était la rigueur avec laquelle il a concrétisé ces impulsions à travers ses voyages, ses études linguistiques et une œuvre littéraire très riche.
C'est justement dans les tensions de sa vie que réside son importance. Il était à la fois Majorquin et voyageur à travers l'Europe, auteur mystique et penseur méthodique, défenseur du dialogue et missionnaire chrétien. Une visite du monument ne te plonge donc pas dans une simple histoire de héros. Il rend hommage à une personnalité dont l’œuvre est née des conflits religieux et des perspectives intellectuelles de la Méditerranée médiévale.
Ce qu'il y a à voir
Le monument, lieu de mémoire
Le monument dédié à Ramon Llull est au cœur de la visite. Il ne s'agit ni d'un ancien lieu de vie ou de travail du philosophe, ni de cette grotte près de Randa associée à son expérience religieuse. Le site situé près de Son Serralta sert plutôt à rendre hommage à sa mémoire et à son héritage culturel.
C'est justement cette distinction qui permet d'éviter une confusion courante. Le nom de Llull apparaît à plusieurs endroits à Majorque : sur des monuments, dans des lieux liés à sa vie et dans des institutions plus récentes qui font référence à son œuvre. Le site de Son Serralta doit être considéré comme une attraction à part entière. Les événements biographiques liés à Palma, Miramar ou Randa permettent de mieux comprendre la personnalité à qui rend hommage le monument, mais ne font pas de celui-ci le lieu où ces événements se sont déroulés.
Le nom, la clé pour comprendre le monument
Quand tu te tiens devant le monument, tu tombes d'abord sur un nom qui, à Majorque, fait presque office de code culturel. Ramon Llull évoque l'émergence d'un langage philosophique en catalan, l'érudition médiévale et les liens entre l'île et le reste du bassin méditerranéen. Ce monument commémoratif tire donc principalement sa signification de l'histoire de la vie qui se cache derrière ce nom.
Quand tu te penches sur son œuvre, c'est utile de distinguer trois rôles. D'abord, Llull était un écrivain qui utilisait le catalan pour aborder des domaines de connaissance complexes. Ensuite, il a développé un système philosophico-théologique destiné à relier méthodiquement différents concepts entre eux. Troisièmement, il a voyagé en tant que missionnaire et a cherché à dialoguer avec des personnes d’autres religions. Le monument rassemble ces différents rôles, sans qu’aucun d’entre eux ne suffise à expliquer entièrement sa vie.
Ce n'est pas un musée, mais un point de départ
La visite ne repose pas sur une succession de salles historiques ou sur une collection très riche. Sa valeur réside dans le fait qu'elle se concentre sur une seule personnalité. Ça rend cet endroit particulièrement adapté à une petite halte culturelle et historique, mais ça demande aussi un peu de préparation. Connaître le titre d’une de ses œuvres, son projet linguistique ou l’histoire de son parcours suffisent déjà pour donner tout son sens à ce lieu.
Pour les photos, il ne faut pas se contenter de regarder le souvenir en lui-même. La question de savoir comment Ramon Llull est présenté aujourd’hui dans l’espace public est tout aussi révélatrice : pas derrière la porte d’une bibliothèque, mais comme un élément de la mémoire historique de Majorque. Cette forme d’hommage montre à quel point l’île continue d’associer son penseur médiéval à la langue, à l’éducation et à l’identité culturelle.
La visite
D'abord se repérer, puis observer
Pour commencer ta visite, mieux vaut avoir une idée claire de ce à quoi t'attendre : le site de Ramon Llull à Son Serralta est un lieu de mémoire historique, pas une grande exposition. Si tu t'attends juste à un grand musée, tu ne rendras pas justice à l'esprit de cet endroit. En revanche, si tu cherches un point de repère concret pour l'histoire intellectuelle de Majorque, tu trouveras ici de quoi approfondir ta connaissance de la vie de Llull.
Une fois sur place, ça vaut le coup de se remémorer les grandes étapes de sa vie : sa naissance à Palma après la conquête de Majorque, la vie à la cour, sa conversion religieuse, ses études d'arabe et son choix délibéré d'exprimer ses réflexions philosophiques et scientifiques aussi en catalan. C'est ainsi qu'une simple petite halte se transforme en une rencontre avec plusieurs facettes de l'histoire de l'île.
Temps nécessaire en prenant son temps
Le monument en lui-même ne nécessite pas de longue visite. Le temps que tu y passeras dépendra plutôt de l'intérêt que tu porteras à son contexte historique. Tu peux vite prendre une photo et jeter un coup d’œil ; mais si tu lis un extrait de la biographie de Llull, que tu te fais une idée de ses différentes activités et que tu considères le monument comme faisant partie intégrante de la culture mémorielle majorquine, tu y passeras forcément plus de temps.
C'est une bonne idée de ne pas planifier la visite en fonction d'un nombre de minutes fixe. En tant qu'étape culturelle à part entière, elle peut rester concise ; en tant que point de départ d'une approche thématique autour de Ramon Llull, elle peut s'étendre bien plus loin. Pour cette dernière option, d’autres lieux authentiques liés à Llull à Majorque se prêtent à la visite par la suite, sans pour autant les assimiler au monument de Son Serralta.
Vérifier la disponibilité actuelle
Les horaires d'ouverture et les conditions d'accès officiels ne sont pas indiqués. Comme les conditions d'accès peuvent changer, il vaut mieux vérifier les informations actuelles avant de partir. C'est particulièrement vrai si ta visite n'est pas juste un petit détour de dernière minute ou si un groupe se rend à Son Serralta spécialement pour voir ce monument.
On ne peut pas non plus vraiment prévoir s'il y aura beaucoup ou peu de monde. Pour choisir le moment de ta visite, il vaut donc mieux te baser sur ton programme de la journée, une bonne visibilité et un peu de calme pour profiter pleinement de la visite, plutôt que d'espérer tomber sur une heure soi-disant « garantie sans monde ».
Accès et parking
De l'aéroport à Son Serralta
Depuis l'aéroport de Palma, l'itinéraire indiqué fait 9 kilomètres jusqu'à Son Serralta. Le trajet dure environ 13 minutes. Ces informations s'appliquent expressément à la destination « Son Serralta » et non à une place de parking confirmée juste à côté du monument. Pour t'orienter au mieux, pense donc à vérifier la position exacte du site touristique dans ton GPS.
Il n'y a pas de numéro de route officiel pour ce trajet. Comme l'itinéraire exact peut aussi dépendre des conditions de circulation et du service de navigation, il ne faut pas considérer un itinéraire non indiqué comme un accès obligatoire. Il faut d'abord se diriger vers Son Serralta ; de là, tu pourras t'orienter plus précisément vers ta destination historique.
La dernière pièce
Aucun parking n'est officiellement réservé aux abords immédiats du monument. Il vaut donc mieux ne pas partir du principe que tu pourras garer ta voiture juste à côté du lieu de mémoire. Si tu viens en voiture, fais attention aux panneaux de signalisation sur place et prévois suffisamment de marge pour le dernier tronçon.
Il faut te référer aux modules « Arrêts » et « Accès » affichés séparément sur la page pour organiser ton itinéraire. Surtout quand tu te rends dans un petit site historique, il est plus important de vérifier précisément comment t'y rendre que pour une grande attraction bien indiquée. La courte durée du trajet depuis l'aéroport fait de cette visite une étape culturelle envisageable au début ou à la fin d'un circuit sur l'île, mais ça ne remplace pas la vérification de l'accessibilité réelle.
Les lignes de bus vers Ramon Llull en un coup d'œil
| Ligne | Trajet | Trajets/jour | Premier trajet | Dernier départ |
|---|---|---|---|---|
| 108 | Son Caliu - Palma | 21 | 00:17 | 23:02 |
| 35 | Aquàrium - Pl. Reina | Catedral | 8 | 07:10 | 15:20 |
| 3 | Pont d'Inca / Joan Carles I | 6 | 07:37 | 10:06 |
| 20 | Portopí - Son Espases | 6 | 07:17 | 08:51 |
| 25 | s'Arenal - Pl. Reina | Catedral | 6 | 09:45 | 12:41 |
D'après les données officielles des horaires GTFS (TIB/SFM), sans les infos en temps réel. Ces chiffres regroupent tous les arrêts dans la ville ; les horaires peuvent varier le week-end et les jours fériés — vérifie auprès de l'opérateur avant de partir.
Comment s'y rendre en bus
1982-Parc de la Mar - Catedral · 0,1 km À vol d'oiseau
- 25s'Arenal - Pl. Reina | Catedral · 06:36–21:01 · Tous les jours
- 30Marivent-Palau de Congressos · 08:00–08:00 · Tous les jours
929-Parc de la Mar-Catedral · 0,2 km À vol d'oiseau
- 30Marivent-Palau de Congressos · 08:00–08:00 · Tous les jours
7-pl. de la Reina - Catedral · 0,2 km À vol d'oiseau
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
453-pl. de la Reina - Catedral · 0,2 km À vol d'oiseau
- 25s'Arenal - Pl. Reina | Catedral · 06:36–21:01 · Tous les jours
986-pl. de la Reina - Catedral · 0,3 km À vol d'oiseau
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
985-pl. de Joan Carles I · 0,5 km À vol d'oiseau
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
1048-pl. de Joan Carles I · 0,5 km À vol d'oiseau
- 25s'Arenal - Pl. Reina | Catedral · 06:36–21:01 · Tous les jours
- 35Aquàrium - Pl. Reina | Catedral · 06:21–22:41 · Tous les jours
662-pl. de Cort · 0,5 km À vol d'oiseau
- CCCircular Centre Ciutat · 08:00–08:00 · Tous les jours
105-pl. de Joan Carles I - Catedral · 0,5 km À vol d'oiseau
- 3Pont d'Inca / Joan Carles I · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 4Ses Illetes - Pl. Columnes · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 7Son Gotleu - Son Serra - Sa Vileta / Son Vida · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 20Portopí - Son Espases · 06:06–22:40 · Tous les jours
53-pl. de Joan Carles I - Catedral · 0,5 km À vol d'oiseau
- 4Ses Illetes - Pl. Columnes · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 7Son Gotleu - Son Serra - Sa Vileta / Son Vida · 08:00–08:00 · Tous les jours
- 20Portopí - Son Espases · 06:06–22:40 · Tous les jours
129-Argentina - sa Feixina · 0,6 km À vol d'oiseau
- 1Portopí - Sindicat · 08:00–08:00 · Tous les jours
- N1Portopí - Porta des Camp · 08:00–08:00 · Tous les jours
Argentina - Sa Feixina 1 (40134) · 0,6 km À vol d'oiseau
- 108Son Caliu - Palma · Tous les jours
Informations sur les horaires : données GTFS officielles (TIB/EMT), sans informations en temps réel — vérifie les horaires auprès de l'opérateur avant de partir.
Aux alentours
Son Serralta
Son Serralta, c'est le lieu où se trouve le monument, et donc le point de repère pour t'orienter. Il ne faut pas confondre cette visite avec d'autres sites du même nom ou également dédiés à Ramon Llull à Palma, à Randa ou ailleurs à Majorque. Si tu veux vraiment voir ce monument, pense à garder la mention « Son Serralta » quand tu te repères.
En tant qu'étape historique à part entière, cet endroit s'intègre bien dans une journée déjà prévue dans le sud-ouest. Pour savoir quelle autre liaison choisir, ça dépend du reste de ton itinéraire. Mais sans infos fiables sur les distances et les temps de trajet, il ne faut pas considérer les autres sites touristiques comme s'ils étaient juste à côté.
Les traces de Llull à Majorque
Pour approfondir le sujet, l'île propose plusieurs lieux liés à ce thème. À Palma, différentes étapes rappellent les débuts de la vie de Llull et le culte qui lui a été rendu par la suite. Le monastère de La Real est lié à ses années d'études, tandis que sa tombe se trouve dans la basilique de Sant Francesc. Miramar, sur la côte nord, abrite l'école de langues et de mission fondée en 1276.
Randa fait aussi partie de la tradition de Llull à Majorque. La grotte qui s'y trouve et le Santuari de Cura sont liés à son illumination religieuse et au culte qui lui a été rendu par la suite. Ces lieux ne font pas partie du mémorial de Son Serralta. Mais en tant que lieux à part entière, ils montrent à quel point la mémoire de Llull est répandue sur toute l'île : du monument public aux monastères et églises, en passant par des lieux liés à l'étude, à la contemplation et à la mission.
D'un monument à l'histoire d'une île
Si tu cherches juste un lien supplémentaire, choisis en fonction de tes centres d'intérêt. D'un point de vue de l'histoire de la littérature, Palma et les lieux liés à Llull qui s'y trouvent sont particulièrement instructifs. Pour faire le lien entre la biographie et le paysage, Miramar ou Randa offrent une autre approche. Le monument près de Son Serralta peut servir de point de départ, mais ne remplace pas ces lieux historiques.
C'est justement cette dispersion géographique qui correspond bien à la vie de Llull. Il est resté attaché à son île natale, mais il était tout le temps en vadrouille. C'est pour ça qu'on ne peut pas raconter sa vie dans un seul bâtiment. Chaque lieu de mémoire met en lumière un aspect différent : ses origines, ses études, sa langue, sa mission, sa mort ou le culte qui lui a été rendu par la suite.
L'endroit idéal pour ça
Son Serralta dans la présentation de la villeCe qu'il faut savoir avant ta visite
La bonne attente
Il s'agit d'un monument historique, pas d'une reconstitution de la maison de Ramon Llull ni d'un musée complet consacré à son œuvre. La célèbre grotte de Llull ne se trouve pas non plus près de ce site touristique. Cette distinction claire est importante d'un point de vue pratique, car à Majorque, le nom du philosophe est utilisé pour désigner plusieurs lieux très éloignés les uns des autres.
Si tu veux aller plus loin, tu peux lire avant de venir un petit résumé du *Blanquerna* ou du *Llibre d’Amic e Amat *. Même avec peu de connaissances de base, tu comprendras pourquoi Llull est célébré non seulement comme théologien, mais aussi comme écrivain et créateur de langue. La visite du mémorial y gagne bien plus que si tu espérais y trouver une exposition qui n’existe pas.
Visite avec des enfants
Pour les enfants, un monument dédié à un philosophe n’est pas forcément facile à comprendre. Ça devient plus concret quand on raconte la vie de Llull comme un récit de voyage : un homme qui quitte la vie de cour, apprend une autre langue, écrit dans plusieurs langues et parcourt l’Europe et le bassin méditerranéen pour diffuser ses idées. Les plus grands peuvent aussi se demander pourquoi, à l'époque, les livres étaient souvent écrits en latin, et ce que ça voulait dire d'exprimer des connaissances spécialisées en catalan.
Pour un long séjour en famille, ce site historique offre à lui seul peu de matière à explorer. En revanche, en tant qu'étape culturelle courte et bien préparée, il peut te donner un aperçu clair de l'histoire médiévale de Majorque. Ce n'est pas tant la durée qui compte que la question précise que tu te poses pendant la visite.
Noms et orthographes
Le prénom peut prendre différentes formes selon la langue et la tradition, comme Ramon, Ramón ou Raimund. Le nom de famille est lui aussi parfois transcrit différemment en dehors de l'aire linguistique catalane. À Majorque, Ramon Llull est la forme catalane qui s'impose. Dans les textes historiques, des orthographes différentes désignent souvent la même personne, et non pas des philosophes différents.
Avant de partir, pense à vérifier les infos actuelles sur l'accessibilité et à bien t'assurer de la destination exacte à Son Serralta. Cette précaution t'évitera aussi de confondre cet endroit avec le monument du Passeig de Sagrera à Palma, la grotte près de Randa ou d'autres étapes du circuit Llull.
Les bons plans des locaux
Apporte un titre d'œuvre
Le simple fait de connaître *Blanquerna* ou le *Llibre d’Amic e Amat* qu’il contient change déjà le regard que l’on porte sur ce monument : Llull apparaît alors non seulement comme un théologien, mais aussi comme un grand conteur en langue catalane.
Garde un œil sur Son Serralta
À Majorque, plusieurs monuments, sentiers et sites historiques portent le nom de Ramon Llull. Quand tu utilises ton GPS, pense à indiquer clairement « Son Serralta » comme point de repère pour éviter de te retrouver par erreur dans un autre lieu lié à Llull.
Fais attention aux langues
La clé de l'importance de Llull réside dans son multilinguisme : il s'intéressait à l'arabe et écrivait en latin et en catalan. C'est surtout son utilisation du catalan pour la philosophie et la science qui a fait de lui une figure marquante de l'histoire culturelle.
Poursuivre la découverte par thème
On peut voir ce monument comme le point de départ de la biographie insulaire de Llull. La Real, Miramar, Sant Francesc et Randa représentent chacun un chapitre différent de sa vie et de son culte, mais ce sont des destinations à part entière et ne font pas partie de cet endroit.