Baléares : Armengol alerte sur les reculs du devoir de mémoire
Au Congrès, à Madrid, Francina Armengol met en garde, mercredi 4 novembre 2026, contre les reculs dans la mémoire des victimes de la dictature franquiste. La présidente du Congrès espagnol cite expressément les Baléares. Des lois destinées à préserver la mémoire des victimes y seraient remplacées par d’autres textes qui, selon elle, font ce qu’elle décrit par les mots « die Spuren der Wahrheit und Gerechtigkeit auslöschen ». Ces textes compliquent aussi la réparation due aux victimes.
Près de 2,5 millions de demandes de nationalité
Lors de la cérémonie en mémoire des victimes du coup d’État militaire, de la guerre et de la dictature, Armengol dresse un bilan contrasté. Elle salue l’adoption de la loi sur la mémoire démocratique. Une disposition complémentaire connue sous le nom d’« Enkelgesetz » a permis aux descendants de personnes exilées de déposer près de 2,5 millions de demandes de nationalité espagnole.
Des rapports sur les persécutions politiques ont aussi contribué à la réparation due à plus de 600 000 personnes. Mais 11 000 morts reposent encore dans des tombes datant de l’époque franquiste. « Die Zeit arbeitet nicht für die Erinnerung », déclare Armengol.
Le Congrès rend hommage aux femmes tondues
Cette année, la cérémonie annuelle rend hommage aux femmes persécutées sous la dictature. Elle met particulièrement à l’honneur celles dont les cheveux ont été rasés pour les humilier. Armengol les considère comme des victimes dont on a trop longtemps tu l’histoire.
Elle rappelle également qu’à la demande d’associations œuvrant pour la mémoire, les portraits de présidents des Cortes de l’époque franquiste ont été retirés. Le Congrès doit lui-même être un lieu de mémoire, affirme-t-elle.
Thèmes: politique
Source : Europa Press / Mallorca.com