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Conflit sur le théâtre d’Inca : Bauzà défend le choix du directeur

Responsable du contenu : Frank Menze

Le conflit autour de la direction du Teatre Principal d'Inca, à Majorque, se poursuit. Le 15 septembre, le ministre de la Culture Jaume Bauzà défend le concours public pour le poste de directeur en s’appuyant sur des avis techniques du Consell de Mallorca et sur la loi sur les fondations. L’opposition socialiste accuse en revanche le gouvernement et le Consell de Mallorca d’imposer leurs projets contre la volonté de la mairie.

Personas haciendo cola para acceder al Teatro Principal de Inca.
Europa Press

Bauzà s’appuie sur des avis et un contrat arrivé à échéance

Selon le ministre, la procédure repose sur des rapports techniques du Consell de Mallorca et sur les dispositions légales applicables aux fondations. Un concours public ne vise personne, a déclaré Bauzà. Il doit démocratiser la culture, ouvrir l’accès aux talents et mettre fin à une situation irresponsable.

Le théâtre a besoin d’être dirigé par un directeur, a ajouté Bauzà. Le contrat de l’actuel titulaire du poste a expiré depuis deux ans. Des procédures similaires ont déjà été lancées pour le Teatre Principal de Palma et le Teatre Principal de Maó.

Bauzà a également souligné le soutien financier et institutionnel du gouvernement des Baléares au centre culturel. Il a évoqué la programmation du théâtre, les aides aux orchestres non professionnels et les représentations scolaires de l’Orchestre symphonique des Baléares.

L’opposition dénonce un blocage

Le député Ares Fernández, de la PSIB, a critiqué les modalités prévues, qu’il considère comme une initiative allant à l’encontre de la position de la mairie d’Inca. Il a fait état d’avis juridiques défavorables et reproché au gouvernement des Baléares une énorme déloyauté institutionnelle.

Selon Fernández, les règles proposées par la mairie répondent aux exigences d’un appel à candidatures public, avec une procédure ouverte et une évaluation professionnelle. Elles auraient été bloquées parce qu’elles exigeaient un niveau C1 en catalan. Fernández a critiqué le fait que cette exigence ne s’applique pas de la même manière aux postes de direction vacants de la chaîne IB3.

Le député a aussi dénoncé l’imposition de modalités sans négociation avec la mairie. Selon lui, la ville finance 60 pour cent du centre culturel.

Thèmes: culture · tourisme · politique · Inca · Palma

Source : Europa Press / Mallorca.com