Baléares : le coût du logement pousse vers la pauvreté cachée
Aux Baléares, le coût du logement aggrave la pauvreté cachée : selon une étude publiée mercredi, les îles font partie des régions où le marché du logement est tendu et la vulnérabilité élevée. Dans l'ensemble de l'Allemagne, environ 1,95 million de personnes étaient concernées en 2025. Elles n'étaient pas considérées comme pauvres selon le critère de revenu habituel, mais passaient sous le seuil de pauvreté après avoir payé leur logement.
L'étude de la Fundación de Estudios de Economía Aplicada (Fedea) s'appuie sur les microdonnées de l'enquête sur les conditions de vie de l'Institut national de la statistique. Le taux de pauvreté habituel s'élevait à 19,5 pour cent en 2025. Après déduction des coûts du logement, il atteignait 23,5 pour cent.
Les locataires particulièrement touchés
Selon l'étude, la pauvreté cachée touche surtout les personnes qui louent un logement aux prix du marché. Leur part dans la population est passée de 12,1 pour cent en 2014 à 17,4 pour cent en 2025.
Chez ces locataires, le taux de pauvreté habituel atteignait 32,8 pour cent en 2025. Après déduction du loyer effectivement payé, il grimpait à 49,9 pour cent. 1 locataire sur 4 qui n'était initialement pas considéré comme pauvre passe sous le seuil de pauvreté après avoir payé son loyer. Ce mode de logement représente 72,5 pour cent des 1,95 million de cas de pauvreté cachée.
Les jeunes et les personnes nées hors de l'UE particulièrement menacés
L'étude identifie la plus forte vulnérabilité liée au logement dans les ménages dont la personne de référence est jeune et née hors de l'Union européenne. Les régions où le marché du logement est particulièrement tendu, comme Madrid, les Baléares et la Catalogne, seraient les plus touchées.
En 2025, la mesure habituelle fondée sur les revenus ne recensait que 46,7 pour cent des personnes en situation de privation matérielle et sociale sévère. En tenant compte des coûts d'accès au logement, ce chiffre atteignait 56,9 pour cent, et 66,1 pour cent en intégrant l'ensemble des coûts du logement.
À l'inverse, le rapport prend également en compte l'avantage économique dont bénéficient les propriétaires qui ne paient pas un loyer au prix du marché. Ainsi, environ 3,38 millions de personnes considérées comme pauvres d'après leurs revenus monétaires ne relèveraient plus de cette définition. Cela concerne surtout les propriétaires âgés sans hypothèque.
Les auteurs du rapport recommandent donc d'intégrer explicitement les coûts du logement dans les aides publiques destinées à garantir un revenu, notamment l'Ingreso Mínimo Vital. La protection pourrait ainsi mieux correspondre à la situation économique réelle après paiement des coûts du logement.
Source : Europa Press / Mallorca.com