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Aena juge inconstitutionnelle la loi aéroportuaire des Baléares

Responsable du contenu : Frank Menze

Le conflit autour de la gestion commune des aéroports des Baléares arrive au Congrès à Madrid. Aena juge la loi des Baléares inconstitutionnelle et annonce des mesures si les députés adoptent le texte. Mardi, le gouvernement a retiré l’opposition qu’il avait jusque-là formulée contre le projet.

Archivo - El presidente y consejero delegado de Aena, Maurici Lucena, durante un encuentro literario en la Biblioteca Escuelas Pías de UNED, a 26 de febrero de 2026, en Madrid (España).
Europa Press

La loi avait été adoptée fin avril par le Parlement des Baléares. Elle prévoit notamment un comité de coordination pour les aéroports. Dans un communiqué adressé à la Commission nationale du marché des valeurs, Aena affirme désormais qu’un tel comité n’est pas prévu par le cadre juridique en vigueur.

Aena insiste sur la compétence de l’État

Selon l’exploitant aéroportuaire, la législation, la supervision et la régulation des aéroports d’intérêt général relèvent exclusivement de l’État. Les communautés autonomes disposent certes de compétences concernant le transport aérien et l’exploitation des aéroports. Mais, selon Aena, elles ne peuvent pas assurer la gestion de ces aéroports.

Aena invoque également le principe de solidarité économique au sein du réseau aéroportuaire espagnol. Selon ce principe, les grands aéroports financent les pertes des aéroports enregistrant un faible trafic.

Le gouvernement autorise le débat au Congrès

Le gouvernement avait d’abord bloqué l’examen de la loi. Il avait justifié cette décision par le fait qu’Aena pourrait perdre des recettes que le secrétariat d’État aux Transports et à la Mobilité durable devrait compenser.

Selon le gouvernement, la loi aurait des conséquences directes sur les tarifs et le trafic aérien. Le résultat d’Aena, et donc les dividendes, pourraient également être fortement affectés. Le Congrès peut désormais examiner le projet au cours des prochaines semaines.

Aena compte, selon ses propres déclarations, sur les Cortes Generales pour garantir la compatibilité du texte avec le cadre constitutionnel. Si la loi est néanmoins adoptée, l’entreprise entend prendre les décisions nécessaires afin de protéger le cadre juridique en vigueur, la société et ses actionnaires.

Source : Europa Press / Mallorca.com