Une marée montante : les opérations de ramassage des déchets en mer autour de Majorque et des îles voisines s'intensifient
Un vieil adage de marin dit : « La mer est grande, les déchets sont petits. » Pourtant, comme le montrent de nombreuses données, la quantité de déchets qui flotte sur les vagues est loin d'être négligeable.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2023, les bateaux de collecte ont ramassé au large de Majorque et des îles voisines une quantité considérablement plus importante de déchets, soit 7,6 tonnes de plus que l'année précédente. Les données du service de nettoyage du littoral des Baléares sont sans équivoque et leur importance ne doit pas être ignorée. Des communes comme Pollença, Capdepera, Alcúdia, Felanitx et Palma ont été au cœur des opérations de nettoyage.
Lors de la campagne annuelle menée par le nouveau ministère de la Mer, 27,8 tonnes de déchets ont été collectées au large des Baléares de juillet à septembre. Cela représente une moyenne d'environ 196 kilogrammes par jour. Majorque arrive en tête avec 16,9 tonnes, suivie de Minorque avec 6,1, d'Ibiza avec 3,7 et de Formentera avec 1,1.
Bouteilles, sacs et bien plus encore : le plastique, un problème constant
Les plastiques flottant en mer constituent un problème permanent. Ils représentent près de la moitié des matériaux retrouvés. Ceux qui les retirent des vagues indiquent que le bois en représente environ 1 tiers, auxquels s'ajoutent des déchets végétaux.
Par ailleurs, les fuites de carburant, qu'elles proviennent de la production industrielle ou de particuliers, entraînent une pollution durable et souvent irréversible de l'eau.
Bateaux de collecte : les gardiens des mers depuis 2004
Les bateaux de collecte ne sont pas nouveaux dans ce combat. Depuis 2004, ils luttent activement contre la pollution des mers dans les eaux des îles durant les mois d'été. Ils sont des acteurs indispensables de ce processus, et l'augmentation de leur activité témoigne à la fois de l'ampleur dramatique des déchets marins et de l'engagement croissant en faveur de leur élimination.
La Terre ne nous a donné qu'un seul océan, et il nous appartient de le protéger et de le préserver. Si les chiffres des bateaux de collecte nous apprennent quelque chose, c'est qu'il est de plus en plus nécessaire d'agir, mais aussi possible d'apporter d'urgence les changements positifs dont nous avons besoin.