actualites-majorque

Crèches en Espagne : médecins pour des groupes plus petits

Responsable du contenu : Frank Menze

Dans les crèches espagnoles, moins d'enfants devraient à l'avenir être accueillis dans chaque groupe. Les pédiatres demandent une adaptation plus rapide des règles afin que les professionnels aient davantage de temps à consacrer à chaque enfant. Le 1er septembre, les associations ont rappelé, à l'approche de la rentrée scolaire, l'importance des 3 premières années de vie pour le développement.

En Espagne, les effectifs maximaux actuellement autorisés sont généralement de 8 bébés par groupe jusqu'à 1 an, de 14 enfants entre 12 mois et 2 ans, et de 20 enfants de 2 à 3 ans. Des variations existent selon les communautés autonomes.

Le ministère prévoit des plafonds plus bas

Le ministère de l'Éducation souhaite ramener progressivement les effectifs des groupes à 4, 6 et 8 enfants. Selon le calendrier officiel, la mise en œuvre doit débuter durant l'année scolaire 2027-2028 et s'échelonner jusqu'en 2029-2030. La proposition est encore en cours d'élaboration dans le cadre des dispositions légales.

La médecin Miriam de Nazaret García del Saz, de la Société espagnole de pédiatrie et de la Société espagnole de pédiatrie sociale, estime que des groupes plus petits constituent une avancée importante. Moins d'enfants par groupe permettraient un accompagnement plus personnalisé et pourraient favoriser le développement du langage, la régulation émotionnelle et les premiers apprentissages. À l'inverse, des groupes trop nombreux compliqueraient la prise en compte des besoins de chacun et la détection précoce d'éventuels troubles du développement.

Des classes inclusives pour des apprentissages variés

L'Association espagnole de soins primaires pédiatriques réclame également des classes inclusives et neurodiverses. Elles bénéficieraient non seulement à l'enfant ayant des besoins d'accompagnement particuliers, mais à l'ensemble du groupe, explique la pédiatre Beatriz Fernández Prudencio.

Les enfants atteints d'autisme, de troubles de l'attention, avec ou sans hyperactivité, de dyslexie ou d'autres difficultés d'apprentissage peuvent avoir besoin d'un soutien particulier. Les diagnostics ne doivent toutefois pas devenir des étiquettes qui enferment un enfant. Le pédiatre de premier recours peut suivre en continu les particularités du développement et les problèmes d'apprentissage, repérer les signaux d'alerte et accompagner les difficultés.

À l'approche de la rentrée scolaire, les spécialistes conseillent également de reprendre progressivement des horaires réguliers de sommeil et de repas. Il convient d'éviter la précipitation et une pression excessive.

Source : Europa Press / Mallorca.com