actualites-majorque

L’UE impose des conditions aux restrictions locales sur Airbnb

Responsable du contenu : Frank Menze

Les autorités locales ne pourront instaurer des restrictions concernant Airbnb et les résidences secondaires que si elles prouvent, données à l’appui, la pression exercée sur le marché du logement. C’est ce que prévoit une proposition de la Commission européenne présentée mercredi 9 septembre à Bruxelles. Le projet de loi sur le logement abordable ne devrait en revanche pas avaliser explicitement les interdictions générales.

Archivo - La vicepresidenta de la Comisión Europea para un Transición Limpia, Justa y Competitiva, Teresa Ribera.
Europa Press

Pour chaque mesure, les autorités devront examiner l’objectif poursuivi et ses conséquences. Elles devront démontrer que les locations de courte durée, telles que celles proposées via Airbnb, ont des effets négatifs importants sur le marché immobilier local en raison de leur volume, de leur fréquence ou de leur usage commercial.

La pression sur le logement doit être prouvée depuis au moins 3 ans

Une restriction ne pourra être envisagée que si les difficultés du marché du logement, ou leurs effets sur l’accessibilité financière et la disponibilité des logements, persistent depuis au moins 3 ans. Les autorités devront également démontrer que leur réponse est proportionnée et que des mesures moins contraignantes ne seraient pas aussi efficaces.

Bruxelles cite aussi les zones tendues, où le coût d’un logement dépasse les revenus annuels nets sur 8 ans. Toute règle visant les locations de courte durée devra être limitée au cas concret et respecter la sécurité juridique ainsi que les droits fondamentaux.

Au maximum 5 ans, sans remplacer les constructions neuves

Les mesures ne pourront s’appliquer que pendant 5 ans au maximum. Elles pourront ensuite être réexaminées selon la même méthode, à l’issue d’une nouvelle évaluation. La Commission précise toutefois que les restrictions ne devront pas se substituer à la construction ou à la rénovation de logements pour répondre à la pénurie structurelle de logements.

Bruxelles souhaite également offrir davantage de sécurité juridique aux autorités locales en matière de résidences secondaires et de logements vacants sur de longues périodes. Les conditions imposées lors de l’achat ne pourront pas s’appliquer rétroactivement, devront prévoir des règles transitoires et tenir compte, par exemple, de longues périodes de vacance dues à une mutation professionnelle temporaire ou à une longue hospitalisation.

Les gouvernements réunis au Conseil et le Parlement européen doivent encore négocier la forme définitive de la loi. Après son entrée en vigueur, elle devra également s’appliquer aux réglementations déjà adoptées.

Source : Europa Press / Mallorca.com