6 enfants à Palma signalent des violences au sein de leur famille
Au moins 6 enfants ont confié à leurs enseignants, au cours de la dernière année scolaire, avoir subi des violences familiales à Palma. Ils ont fait état d'agressions physiques ou sexuelles commises par des personnes de leur entourage. La police nationale espagnole a recensé, depuis novembre dernier, au moins 6 cas révélés à la suite d'un signalement provenant d'une école.
Selon Eduardo Pérez, chef de l'unité d'aide aux familles et aux femmes (UFAM) de la police des Baléares, les auteurs font souvent partie de l'entourage le plus proche : parents, oncles ou amis de la famille. Pour de nombreux mineurs, l'école est le seul lieu hors de chez eux où ils peuvent accorder leur confiance à des adultes.
8 victimes et 6 arrestations
Selon la police, ces 6 cas ont fait 8 victimes et donné lieu à 6 arrestations pour agressions sexuelles et physiques. Les victimes étaient principalement des filles âgées de 3 à 16 ans.
Dans un cas, une fille de 9 ans s'est confiée à ses enseignants après une présentation organisée dans son école. L'UFAM a ensuite arrêté un homme soupçonné d'avoir abusé sexuellement de sa nièce. Dans un autre cas, une élève a raconté qu'un ami de la famille avait abusé d'elle sexuellement pendant 2 ans en la menaçant.
À Manacor, à Majorque, une jeune fille de 16 ans s'est également adressée à des enseignants après les cours. Selon la police, son père aurait abusé d'elle sexuellement à son domicile pendant 3 ans. En juin, les enquêteurs ont aussi arrêté un homme de 20 ans soupçonné d'avoir abusé de son frère de 3 ans. L'enfant avait raconté aux éducatrices de son « Escoleta » ce qui s'était passé.
L'école déclenche des mesures de protection
Dès qu'un enfant raconte à l'école avoir subi une agression, différentes mesures de protection sont mises en œuvre selon la situation. En cas de suspicion d'agression sexuelle commise par une personne vivant avec l'enfant, la priorité absolue est, selon la police, d'empêcher tout nouveau contact. S'il s'agit de proches plus éloignés ou de voisins, les responsables informent d'abord les parents, puis évaluent la nécessité d'une aide médicale.
La procédure se conclut par le dépôt d'une plainte officielle dans un commissariat, suivi d'une enquête menée par la police et la justice. Les très jeunes enfants ne doivent pas toujours témoigner eux-mêmes : des proches ou des enseignants peuvent également fournir des informations aux enquêteurs.
Le modèle Barnahus doit prochainement être instauré aux Baléares. Des espaces sont prévus afin que les mineurs puissent y témoigner en sécurité, subir un examen médico-légal et bénéficier d'un accompagnement psychologique et médical. Une fois le projet lancé, ils n'auront plus à se rendre au commissariat ou au tribunal à cette fin.
Les hôpitaux peuvent également fournir des indications. En mai, un homme et une femme ont été arrêtés à Palma après que l'un de leurs enfants mineurs a fait état de mauvais traitements présumés dans un hôpital. Selon la police, les établissements hospitaliers signalent automatiquement les blessures au tribunal, même si la personne concernée ne souhaite pas elle-même déposer plainte.
Source : Europa Press / Mallorca.com