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Succession Allemagne–Espagne

Responsable du contenu : Frank Menze

Double imposition

Explication

L'Allemagne et l'Espagne ne classent pas toujours la même personne de la même façon. Le bel-enfant, par exemple, est un enfant en Allemagne et un parent par alliance en Espagne — avec un impôt tout autre.

Explication

La valeur de la finca ou de l'appartement, au minimum la valeur de référence cadastrale (valor de referencia) — le plancher officiel en dessous duquel l'Espagne ne peut pas imposer. Seul ce poste constitue un bien étranger au sens de l'imputation allemande.

Explication

Le jour du décès décide dans les deux pays de l'état du droit applicable. Les deux impôts naissent ce jour-là.

Explication

Tout le reste de ta part, le plus souvent un patrimoine allemand. Hypothèse librement choisie, pas une grandeur officielle.

Explication

Compte espagnol, portefeuille de titres, véhicule. L'Espagne les impose et l'Allemagne aussi — mais ils ne comptent pas comme biens étrangers si le défunt vivait en Allemagne.

Explication

Une hypothèque inscrite sur le bien. Elle réduit la part imputable en Allemagne ; sur l'impôt espagnol, elle reste sans effet dans ce calculateur.

Explication

Dettes qui ne grèvent pas le bien espagnol, un prêt du défunt par exemple.

Explication

Seule l'Espagne en tient compte : au-delà de certains seuils, un coefficient multiplicateur augmente l'impôt espagnol. L'Allemagne ne connaît rien de comparable.

Explication

Cette question décide de ce qui compte comme bien étranger. Si le défunt vivait en Allemagne, seul le bien immobilier compte ; sinon, c'est tout son patrimoine situé hors d'Allemagne.

Explication

Seule l'Espagne en tient compte : les descendants de moins de 21 ans y reçoivent une réduction supplémentaire pour chaque année qui leur manque jusqu'à 21 ans.

Explication

Si le bien espagnol était la résidence principale (vivienda habitual) du défunt, c'est-à-dire le logement où il vivait réellement, l'Espagne accorde dessus une réduction supplémentaire.

Explication

L'Espagne soumet la réduction à des conditions, notamment celle que l'héritier conserve le logement plusieurs années.

Explication

L'Espagne accorde à ce titre des réductions échelonnées. L'Allemagne ne prévoit ici aucun abattement propre.

Explication

L'Allemagne déduit les obsèques et le règlement de la succession de façon forfaitaire, sans justificatif (Erbfallkostenpauschale). Le calculateur retient le montant entier pour un héritier unique — avec plusieurs cohéritiers, ce peut être trop.

Impôt espagnol sur les successions et donations (Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ISD)
Pourquoi ce chiffre ?
dont effacé par la réduction d'impôt (bonificación): 6 250,00 €
0,00 €
Total des biens recueillis
950 000,00 €
Charges de la succession
-15 000,00 €
Enrichissement net (Bereicherung)
935 000,00 €
Abattement personnel
-400 000,00 €
Transmission imposable (steuerpflichtiger Erwerb)
535 000,00 €
Impôt allemand avant imputation
Pourquoi ce chiffre ?
Taux applicable à toute la transmission: 15 %
80 250,00 €
Biens étrangers imputables
Pourquoi ce chiffre ?
Seuls les biens immobiliers comptent ici. Un compte bancaire espagnol n'en fait pas partie si le défunt vivait en Allemagne — l'impôt espagnol qui le frappe n'est pas imputable.
650 000,00 €
Plafond d'imputation
Pourquoi ce chiffre ?
Part dans le patrimoine total: 68,42 % Le calculateur répartit l'abattement et les déductions forfaitaires proportionnellement entre les deux parties du patrimoine. La loi ne dit pas expressément comment les répartir ; une autre répartition s'écarterait de façon systématique, et pas seulement dans le cas particulier.
54 907,89 €
Effectivement imputé
-0,00 €
Impôt allemand après imputation
80 250,00 €
Part successorale après impôts
854 750,00 €
Charge totale
80 250,00 €

Double charge restante

0,00 €

L'Espagne ne prélève aucun impôt sur cette part. Il n'y a donc rien à imputer — la charge naît uniquement en Allemagne.

Le calculateur suppose

  • que tu es, en tant qu'héritier, soumis en Allemagne à une obligation fiscale illimitée. Sans cela, aucun des abattements allemands ne s'applique.
  • que la valeur de référence espagnole du bien correspond à la valeur vénale (gemeiner Wert) que retient le droit allemand. Les deux notions ne disent pas la même chose.
  • que l'impôt espagnol est calculé sans déduire l'hypothèque. L'Espagne admet en principe la déduction des dettes du défunt ; ce calculateur ne le reproduit pas et retient donc un impôt espagnol plutôt trop élevé que trop faible.

Exemples de calcul

Enfant

Impôt espagnol sur les successions et donations (Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ISD)
0,00 €
Impôt allemand après imputation
80 250,00 €
Double charge restante
0,00 €
Charge totale
80 250,00 €

Frère ou sœur

Impôt espagnol sur les successions et donations (Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ISD)
77 717,52 €
Impôt allemand après imputation
376 782,48 €
Double charge restante
0,00 €
Charge totale
454 500,00 €

toute autre personne, y compris le concubin non enregistré

Impôt espagnol sur les successions et donations (Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ISD)
263 495,75 €
Impôt allemand après imputation
0,00 €
Double charge restante
78 995,75 €
Charge totale
263 495,75 €

État du droit au 25 juillet 2025

Ce calcul est donné à titre indicatif et ne remplace en aucun cas un conseil fiscal ou juridique adapté à chaque cas particulier.

Un héritage à Majorque est-il imposé 2 fois ?

Le plus souvent, non — du moins pas autant que vous pourriez le craindre. Il n’existe pas de convention relative aux droits de succession entre l’Allemagne et l’Espagne ; l’allègement repose donc uniquement sur l’imputation unilatérale de l’impôt espagnol sur l’impôt allemand. Aux Baléares, les enfants et les conjoints ne paient généralement aucun impôt espagnol, de sorte que l’Allemagne supporte l’intégralité de la charge fiscale ; pour les frères et sœurs, les nièces et les neveux, l’imputation est en règle générale complète. Une catégorie de personnes est toutefois réellement imposée 2 fois : les parents éloignés, les amis et le partenaire non marié, sans enregistrement officiel. Un reliquat subsiste néanmoins chaque fois que l’impôt espagnol dépasse la part de l’impôt allemand correspondant au patrimoine espagnol — cela peut aussi concerner les frères et sœurs lorsque la succession est modeste, entièrement espagnole et que les abattements allemands l’épuisent presque entièrement.

Mode de calcul

Le simulateur examine successivement les 2 législations, dans le même ordre que l’administration fiscale. Il repose sur 2 hypothèses que vous devez connaître : vous êtes soumis à une obligation fiscale illimitée en Allemagne en tant qu’héritier — sans cela, aucun abattement allemand ne s’applique — et la valeur de référence espagnole du bien immobilier correspond à sa valeur vénale retenue par le droit allemand.

Le calcul commence par le volet espagnol : les droits de succession (Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ISD) appliqués aux biens situés en Espagne, y compris la réduction fiscale baléare (bonificación), qui annule presque intégralement l’impôt pour la famille la plus proche. Vient ensuite le volet allemand : l’ensemble des biens transmis — biens espagnols et allemands réunis —, dont sont déduites les dettes successorales et la déduction forfaitaire pour frais de succession de 15 000 €, que le simulateur attribue intégralement à un unique héritier. L’abattement personnel est ensuite déduit du montant restant : 500 000 € pour les conjoints et partenaires enregistrés, 400 000 € pour les enfants et seulement 20 000 € pour toute personne qui n’est pas un membre de la famille au sens de la loi. Le solde est arrondi à la centaine d’euros inférieure et soumis au taux correspondant à sa tranche de valeur — le barème allemand s’applique à l’intégralité de l’acquisition : le taux porte donc sur l’ensemble du montant et pas seulement sur la fraction qui dépasse le seuil. Juste après chaque seuil de tranche, un dispositif d’atténuation limite le saut d’imposition.

L’imputation n’intervient qu’ensuite. Elle est plafonnée : l’Allemagne n’accorde au maximum que la part de son propre impôt qui correspond, selon le calcul, au patrimoine espagnol. Le plafond correspond donc à l’impôt allemand multiplié par la part du patrimoine étranger imposable dans l’ensemble du patrimoine imposable. Le montant imputé est le moins élevé des 2 montants — l’impôt espagnol effectivement acquitté ou ce plafond. Toute somme excédentaire reste à votre charge ; il s’agit de l’excédent non imputable, que le simulateur indique sur une ligne distincte.

2 précisions déterminent cette fraction, et elles sont souvent négligées. Premièrement, tous les biens espagnols ne sont pas considérés comme patrimoine étranger : c’est la liste prévue par le Bewertungsgesetz qui s’applique, et un avoir bancaire espagnol n’y figure pas. Si le défunt résidait en Allemagne, l’impôt espagnol prélevé sur le compte n’est donc pas imputable — s’il n’y résidait pas, il l’est. Le simulateur vous interroge sur ce point au lieu de le présumer. Deuxièmement, il répartit proportionnellement entre le patrimoine étranger et le patrimoine national toutes les déductions qui ne peuvent être rattachées à aucune de ces 2 catégories — la déduction forfaitaire pour frais de succession et les dettes successorales générales. Sans cela, le dénominateur diminuerait sans que le numérateur ne diminue, et le plafond pourrait dépasser l’impôt allemand.

Il en va de même pour l’abattement personnel. La loi ne précise pas comment le répartir entre la part étrangère et la part nationale. Nous exposons clairement notre interprétation : le simulateur le répartit proportionnellement, puis il s’annule dans la fraction ; le rapport correspond alors simplement à celui des valeurs patrimoniales après déduction des dettes rattachées à chacune. C’est la seule interprétation dans laquelle la part ne peut jamais être supérieure à 1. L’administration fiscale peut procéder différemment de manière systématique ; votre plafond sera alors différent de celui indiqué ici. L’imputation suppose en outre que l’impôt allemand soit né dans un délai de 5 ans à compter de la naissance de l’impôt espagnol.

Exemples de calcul

Nous ne reproduisons volontairement pas les chiffres ici. Le simulateur ci-dessus présente des cas pratiques déjà calculés, sur lesquels vous pouvez cliquer puis adapter votre situation champ par champ — la finca, les biens allemands qui s’y ajoutent, une hypothèque en cours, le lien de parenté. Chaque ligne du résultat est libellée : impôt espagnol, impôt allemand avant imputation, plafond d’imputation, montant effectivement imputé, double imposition restante. Vous voyez ainsi non seulement ce qui reste à payer au final, mais aussi à quel stade du calcul ce montant apparaît.

Cas particuliers

Partenaire enregistré ou partenaire non enregistré

C’est dans ce cas que la facture peut vraiment s’alourdir, pour une seule formalité. Les Baléares assimilent expressément le partenariat enregistré (pareja estable) au mariage, tant pour les abattements que pour le classement par groupes, les coefficients de patrimoine préexistant et la réduction d’impôt. La réglementation exige toutefois une inscription dans un registre public et reconnaît expressément les registres des autres États membres de l’UE. Un partenariat enregistré en Allemagne est donc pris en compte. L’Allemagne le traite de toute façon comme un mariage, avec la même classe fiscale et le même abattement.

En l’absence d’inscription au registre, la même personne se retrouve simultanément désavantagée dans les 2 systèmes : en Espagne, elle relève du groupe le moins favorable, avec le coefficient de patrimoine préexistant le plus élevé et sans aucune réduction d’impôt. En Allemagne, elle est considérée comme un tiers sans lien de parenté, avec la classe fiscale la plus élevée et l’abattement le plus faible. Comme l’impôt espagnol dépasse alors l’impôt allemand, une part importante ne peut plus être imputée : c’est le reliquat. Le calculateur présente les 2 situations comme des options distinctes ; comparez-les avant de rédiger votre testament.

Ce que le calculateur ne prend volontairement pas en compte

  • Abattement au titre des prestations de survivant pour les conjoints et les enfants (§ 17 ErbStG) : il dépend de la valeur en capital des prestations de survivant non imposées, que personne ne connaît sans notification de pension. Il peut encore réduire l’impôt allemand : le calculateur tend donc plutôt à le surestimer qu’à le sous-estimer.
  • Exonération fiscale du logement familial (§ 13 ErbStG) : elle s’applique également à un logement situé dans l’UE, mais suppose que le défunt l’ait lui-même occupé et que vous continuiez à l’occuper vous-même pendant 10 ans.
  • Cumul des acquisitions antérieures (§ 14 ErbStG) : les donations consenties par la même personne au cours de la période de 10 ans sont cumulées avec la succession. Si des biens ont déjà été transmis du vivant du défunt, il convient d’en tenir compte.
  • Réduction en cas d’acquisitions multiples (§ 19 Abs. 2 ErbStG) : cette disposition suppose l’existence d’une convention de double imposition attribuant seulement une partie du patrimoine à l’imposition allemande. Il n’existe pas de telle convention avec l’Espagne en matière de successions ; cette règle ne produit donc aucun effet ici.
  • Plusvalía municipal — l’impôt communal sur la plus-value du terrain, exigible à chaque changement de propriétaire — ainsi que les autres frais annexes espagnols liés à la succession, tels que le notaire, le registre foncier et les traductions. Ils ne peuvent pas être imputés au titre du § 21 ErbStG et ne sont pas pris en compte ici.

Délais et formulaires

Les 2 pays ont des exigences différentes, et les délais sont régulièrement confondus.

Espagne : l’impôt sur les successions se déclare au moyen du Modelo 650 — la déclaration espagnole d’impôt sur les successions — auprès de l’ATIB (Agència Tributària de les Illes Balears), l’administration fiscale des Baléares. Le délai est de 6 mois à compter de la date du décès. Il peut être prolongé de 6 mois supplémentaires, mais la demande doit être déposée à temps avant l’expiration du délai initial ; si vous le manquez, le délai expire tout simplement.

Allemagne : il ne s’agit d’abord pas d’une obligation de déclaration, mais d’une obligation de notification : vous devez informer le Finanzamt de l’acquisition dans les 3 mois à compter du moment où vous en avez eu connaissance (§ 30 ErbStG). Le Finanzamt ne vous demandera de déposer une déclaration fiscale que s’il vous y invite. Pour l’imputation, vous aurez ensuite besoin de l’avis d’imposition espagnol et du justificatif de paiement ; conservez-les tous 2, ainsi que leur traduction.

Base juridique et état des règles

Du côté allemand, c’est l’ErbStG, la loi allemande relative à l’imposition des successions et des donations, qui s’applique. Les 6 dispositions suivantes servent de base au calcul :

  • qui est soumis à l’impôt de manière illimitée, § 2
  • comment l’acquisition imposable est déterminée à partir de l’actif recueilli et des dettes successorales déductibles, § 10
  • comment le lien de parenté est traduit en catégories fiscales, § 15
  • quel abattement personnel en découle, § 16
  • comment le barème est calculé et à quel moment s’applique son mécanisme d’atténuation, § 19
  • à quelles conditions l’impôt payé à l’étranger peut être imputé, § 21

La question de savoir ce qui est considéré comme un patrimoine situé à l’étranger ne relève pas de cette loi, mais du Bewertungsgesetz, dans son § 121.

Côté espagnol : le Decreto Legislativo 1/2014 des Baléares, avec les abattements, coefficients et réductions fiscales propres à la communauté autonome, y compris l’assimilation des partenariats enregistrés prévue à son article 60.

Et à la base de tout ce dispositif se trouve une absence de fondement : la convention de double imposition entre l’Allemagne et l’Espagne du 3 février 2011 (référence BOE-A-2012-10212) énumère de manière exhaustive, dans son article 2, les impôts concernés — les impôts sur le revenu et sur la fortune des 2 États. Ni l’ISD espagnol ni l’impôt allemand sur les successions n’y figurent. Les successions ne sont donc pas couvertes par la convention, et seule l’imputation unilatérale reste possible.

Tous les montants et taux du calculateur proviennent d’un registre de suivi juridique régulièrement mis à jour ; sous le résultat, vous pouvez voir sur quelle version du droit repose chaque chiffre. Le calculateur ne remplace pas un conseil fiscal — dans le cas d’une succession relevant de 2 systèmes juridiques, il en vaut la peine.

Questions fréquentes

Existe-t-il une convention entre l’Allemagne et l’Espagne concernant l’impôt sur les successions ?
Non. La convention de double imposition de 2011 concerne les revenus et le patrimoine, mais pas les successions. L’allégement ne peut passer que par l’imputation unilatérale de l’impôt espagnol sur l’impôt allemand, conformément au § 21 ErbStG.
Dois-je faire une déclaration dans les 2 pays ?
En règle générale, oui. L’Espagne impose les biens qui s’y trouvent et exige le Modelo 650 ; l’Allemagne, en cas d’assujettissement illimité, impose l’ensemble de la succession et demande d’abord la déclaration de l’acquisition. Une déclaration ne remplace pas l’autre.
Qu’est-ce qui est considéré comme un patrimoine à l’étranger ?
Tous les biens situés en Espagne ne sont pas concernés. Le critère déterminant est la liste prévue par la loi sur l’évaluation, qui vise notamment les biens immobiliers et les actifs professionnels. Un avoir bancaire espagnol n’en fait pas partie si le défunt résidait en Allemagne : l’impôt espagnol correspondant ne peut alors pas être imputé.
Pourquoi l’intégralité de l’impôt espagnol n’est-elle pas imputée ?
Parce que l’Allemagne ne peut imputer que la part de son propre impôt qui correspond, selon le calcul, au patrimoine espagnol. Si l’impôt espagnol est plus élevé, le solde reste à votre charge. Le calculateur indique ce plafond sur une ligne distincte.
Qu’est-ce que l’excédent d’imputation ?
C’est la part de l’impôt espagnol qui ne peut plus être imputée sur un impôt allemand. En pratique, cette situation ne concerne que les parents éloignés, les amis et les concubins non enregistrés.
Dois-je demander l’imputation ?
Oui, elle n’est accordée que sur demande et à condition de prouver le paiement de l’impôt espagnol. Sans avis d’imposition ni justificatif de paiement, le Finanzamt ne procédera à aucune imputation.
Quels justificatifs le Finanzamt allemand exige-t-il ?
L’avis d’imposition espagnol, le justificatif du paiement effectif et la preuve que l’impôt a été établi et acquitté, avec traduction sur demande. En tant qu’héritier, c’est à vous de fournir ces justificatifs, et non à l’administration.
Que se passe-t-il si je vis moi-même durablement à Majorque ?
Le critère de rattachement change alors. Selon la durée de votre absence et le lieu où vivait le défunt, l’assujettissement illimité à l’impôt allemand peut ne plus s’appliquer du tout. Cette situation obéit à ses propres règles et n’est pas prise en compte par le calculateur.

Calculateurs associés

S’il s’agit uniquement du volet espagnol, mieux vaut le calculer directement ici : combien coûte l’impôt sur les successions aux Baléares, avec tous les abattements et réductions prévus par la réglementation insulaire. Si vous envisagez de transmettre le bien immobilier de votre vivant, il est préférable de comparer le résultat avec ce qui s’applique en cas de transmission entre vifs — les montants sont souvent plus proches qu’on ne le pense.