Impôt sur les successions en Espagne pour les résidents : patrimoine mondial, abattements et Modelo 650
Si tu vis en Espagne en tant que résident, en cas de succession, tu seras imposé non seulement sur ton patrimoine espagnol, mais aussi sur tout ce que tu possèdes dans le monde entier. Cette obligation fiscale illimitée est la principale différence par rapport à la situation des non-résidents, et beaucoup de nouveaux expatriés ne s’en rendent compte que lorsque le décès est déjà survenu. Ce guide t'explique concrètement ce que signifie l'impôt sur les successions pour un résident en Espagne : quels sont les abattements applicables, comment sont calculés les taux d’imposition, quelles règles spéciales s’appliquent aux Baléares, pourquoi ça se complique en l’absence de convention de double imposition entre l’Allemagne et l’Espagne – et comment tu peux déposer le Modelo 650 dans les délais. Tu découvriras aussi quelles sont les erreurs les plus coûteuses et dans quels cas un testament espagnol fait toute la différence.

Tu es concerné par un héritage impliquant l'Espagne et l'Allemagne ?
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Qu'est-ce que ça veut dire, être assujetti à l'impôt sans restriction en tant que résident ?
L'impôt espagnol sur les successions et les donations – Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ou ISD – ne s'applique pas uniquement aux biens qui se trouvent physiquement en Espagne. C'est la résidence habituelle (residencia habitual) de l'héritier au moment de l'ouverture de la succession qui est déterminante.
Si l'héritier a sa résidence habituelle en Espagne, il est soumis à une obligation fiscale illimitée (obligación personal de contribuir). Ça veut dire que tout ce qu'il hérite – un appartement à Munich, un compte-titres dans une banque allemande, une forêt dans le Brandebourg – est en principe soumis aux droits de succession espagnols. La nationalité n’a ici aucune importance : un Allemand qui vit de façon permanente à Majorque paie aussi l’impôt successoral espagnol sur un héritage provenant d’Allemagne.
Attention : il n'y a pas de convention de double imposition entre l'Allemagne et l'Espagne en matière d'impôts sur les successions et les donations. Les deux pays peuvent imposer la même succession. Il existe certes des possibilités de compensation réciproque en vertu du droit national, mais il faut d'abord déposer une déclaration de succession dans les deux pays.
À l'inverse, il y a l'assujettissement limité (« obligación real ») : si tu n'es pas résident en Espagne, tu ne paies l'ISD que sur les biens situés en Espagne, par exemple sur un appartement de vacances à Majorque.
| Situation | Assujettissement à l'impôt | Base de calcul |
|---|---|---|
| Erbe réside en Espagne | Sans limite | Patrimoine mondial |
| L'héritier est non-résident, patrimoine en Espagne | Limité | Juste des biens en Espagne |
| L'héritier est non-résident, il n'a pas de patrimoine en Espagne | Pas d'ISD espagnole | – |
Qui paie l'impôt – et quand ?
Un principe important qui diffère du système allemand : en Espagne, c'est l'héritier ou le bénéficiaire qui paie l'impôt, et non la succession elle-même. Chaque héritier dépose sa propre déclaration et s'acquitte de l'impôt correspondant à sa part d'héritage.
Le délai légal est de 6 mois à compter de la date du décès. Si tu ne respectes pas ce délai, tu risques des pénalités et des intérêts de retard. Une prolongation est possible, mais tu dois en faire la demande avant la fin du 5e mois suivant le décès. Pour les donations, le délai n'est que d'un mois.
Remarque : la prolongation du délai n'est pas accordée automatiquement. Il faut en faire la demande, en général auprès de la communauté autonome compétente ou, pour les non-résidents, auprès de l'AEAT à Madrid.
Classes d'imposition : qui appartient à quelle catégorie ?
L'impôt sur les successions espagnol prévoit quatre catégories fiscales (Grupos) qui reflètent le lien de parenté avec le défunt. Elles déterminent le montant des abattements personnels et influencent également le coefficient multiplicateur.
| Groupe | lien de parenté | Abattement fiscal (base) |
|---|---|---|
| I | Les enfants et les enfants adoptés de moins de 21 ans | 15 956,87 € + 3 990,72 € par année de moins de 21 ans (max. 47 858,59 €) |
| II | Enfants/enfants adoptifs âgés de 21 ans et plus, conjoints, parents, grands-parents | 15.956,87 € |
| III | Frères et sœurs, oncles et tantes, nièces et neveux, beaux-parents | 7.993,46 € |
| IV | Toutes les autres personnes, qui ne sont pas de la famille | Pas d'abattement |
Attention : il s'agit là des abattements de base prévus par l'État (loi 29/1987). Les communautés autonomes – et notamment les Baléares – peuvent s'en écarter considérablement en faveur des héritiers. C'est finalement la législation de chaque région qui fait foi.
Les taux d'imposition de l'État : barème de base et coefficient multiplicateur
La législation espagnole en matière de droits de succession prévoit deux barèmes.
Tableau 1 – Barème de base (en fonction des revenus imposables après déduction des abattements) :
| Acquisition soumise à l'impôt | taux d'imposition |
|---|---|
| Jusqu'à 7 993,46 € | 7,65 % |
| De 7 993,46 € à 31 956,34 € | 8,50 % – 10,20 % |
| De 31 956,34 € à 79 881,67 € | 11,05 % – 14,45 % |
| De 79 881,67 € à 239 389,13 € | 15,30 % – 21,25 % |
| De 239 389,13 € à 398 777,54 € | 25,50 % |
| De 398 777,54 € à 797 555,08 € | 29,75 % |
| Plus de 797 555,08 € | 34,00 % |
Tableau 2 – Coefficient multiplicateur (en fonction de la tranche d'imposition et du patrimoine initial de l'héritier) :
| Patrimoine antérieur de l'héritier | Groupes I et II | Groupe III | Groupe IV |
|---|---|---|---|
| Jusqu'à 402 678,11 € | 1,0000 | 1,5882 | 2,0000 |
| De 402 678,11 € à 2 007 380,43 € | 1,0500 | 1,6676 | 2,1000 |
| De 2 007 380,43 € à 4 020 770,98 € | 1,1000 | 1,7471 | 2,2000 |
| Plus de 4 020 770,98 € | 1,2000 | 1,9059 | 2,4000 |
Remarque : le concept de « multiplicateur », qui tient compte du patrimoine antérieur de l'héritier, n'existe pas dans le droit allemand des droits de succession. Pour les héritiers fortunés, ça peut augmenter considérablement la charge fiscale effective. Dans les cas extrêmes – groupe IV, patrimoine antérieur élevé –, le taux d'imposition maximal absolu peut atteindre 81,6 %.
Les règles spéciales des Baléares : une exonération de facto pour les proches
Fin 2023, la Communauté autonome des Baléares a mis en place une réforme de grande envergure grâce à la loi n° 11/2023 (du 23 novembre 2023) et au décret-loi n° 4/2023 (du 18 juillet 2023), modifiés par l'arrêté n° 1/2014 du 6 juin 2024, une réforme de grande envergure.
Le point essentiel : pour les héritiers des groupes I et II, l'allègement fiscal (bonificación) s'élève à 100 % de la valeur de la succession. Concrètement, ça veut dire que les enfants, les conjoints, les parents et les grands-parents ne paient généralement pas de droits de succession sur les héritages aux Baléares.
D'après plusieurs cabinets d'avocats spécialisés dans le droit successoral germano-espagnol, cette règle s'applique aussi aux testateurs et aux héritiers ayant des liens avec l'Allemagne, à condition que les règles des Baléares soient applicables.
Attention – restriction importante concernant les biens immobiliers : pour que l'exonération à 100 % s'applique à un bien immobilier hérité, la valeur fiscale au moment de l'acceptation de la succession ne doit pas dépasser 120 % du « Valor de referencia » (valor de referencia). Si la valeur estimée est supérieure à ce seuil, l'exonération fiscale quasi totale ne s'applique pas. Dans ce genre de cas, il vaut mieux toujours faire vérifier l'évaluation par un avocat.
| Règlement | S'applique à | Condition |
|---|---|---|
| 100 % de bonus | Groupes I et II (enfants, conjoints, parents, grands-parents) | Situé aux Baléares, valeur du bien immobilier ≤ 120 % de la valeur de référence |
| Abattements fiscaux accordés par l'État | Tous les groupes | Application à titre subsidiaire, lorsque le droit des Baléares ne s'applique pas |
| Prolongation du délai | Tous les héritiers | Demande à faire avant la fin du 5e mois suivant le décès |
Remarque : même si tu es en fait exonéré d'impôt, tu dois quand même déposer ta déclaration de droits de succession dans le délai de 6 mois. L'obligation de la déposer s'applique donc, que tu aies ou non un impôt à payer.
Quelle administration est compétente : l'ATIB ou l'AEAT ?
La compétence dépend du lieu où le défunt avait sa résidence habituelle :
- Si le défunt était résident des Baléares : c'est l'Agència Tributària de les Illes Balears (ATIB) qui est compétente. La déclaration doit être déposée là-bas ; les règles spéciales des Baléares s'appliquent.
- Si le défunt résidait dans une autre communauté autonome : c'est l'administration fiscale de cette région-là qui est compétente.
- Si l'héritier est non-résident : c'est l'Agencia Tributaria (AEAT), Oficina Nacional de Gestión Tributaria, Calle Infanta Mercedes 49, 28020 Madrid, qui est compétente. C'est la législation nationale en matière de droits de succession qui s'applique ici – sauf si l'héritier choisit expressément d'appliquer la législation de la communauté autonome, ce qui est possible sous certaines conditions depuis un arrêt de la CJUE et la modification de la loi espagnole.
| Situation | Autorité compétente | Adresse / Contact |
|---|---|---|
| Testateur résidant aux Baléares | ATIB | atib.caib.es |
| Le défunt résidait dans une autre région | Administration fiscale régionale | Selon la région |
| L'héritier est non-résident | AEAT, Bureau national | C/ Infanta Mercedes 49, 28020 Madrid |
Le Modelo 650 : l'auto-déclaration, étape par étape
Le Modelo 650 est le formulaire principal pour la déclaration d'impôt sur les successions en Espagne (autoliquidación). Pour les cas plus simples, il y a aussi le Modelo 652, une version simplifiée. Les deux sont téléchargeables sur le site de l'AEAT.
Voici comment ça marche :
- Obtenirun acte de décès (original et copie)
- Demanderune attestation de dernières volontés auprès du ministère espagnol de la Justice – ça te permet de savoir si un testament a été déposé
- Se procurerun testament ou un certificat d'héritier; pour les testateurs allemands, c'est souvent aussi un certificat successoral européen
- Faireun inventaire complet de tous les biens et dettes de la succession, avec leur valeur à la date du décès
- Assure-toi que tous les héritiers ont bienleur numéro NIE – sans NIE, aucune déclaration n'est possible
- Désignerun représentant fiscal en Espagne (obligation pour les héritiers non résidents en Espagne)
- Remplisle formulaire 650 / 652, calcule la taxe et, le cas échéant, applique la réduction
- Déposer la demande et payer auprès de l'autorité compétente – dans les 6 mois suivant le décès
- Prolongation du délai si besoin : en faire la demande avant la fin du 5e mois
Remarque : si tu ne veux pas faire ta propre déclaration, tu peux aussi fournir une liste des biens de la succession et demander une évaluation administrative (liquidación administrativa) par les autorités.
Double imposition avec l'Allemagne : que faire ?
Comme il n'y a pas de convention de double imposition, ces mêmes biens peuvent être soumis à l'impôt sur les successions tant en Espagne qu'en Allemagne. La solution, c'est l'imputation réciproque:
- En Allemagne : Conformément à l'article 21 de la loi allemande sur les droits de succession (ErbStG), les droits de succession payés en Espagne peuvent être pris en compte dans le calcul de l'impôt allemand, dans la mesure où le même patrimoine est imposé dans les deux pays.
- En Espagne : à l'inverse, selon la législation espagnole, l'impôt étranger peut être pris en compte.
Mais cette prise en compte n'est pas automatique : il faut en faire la demande, et les déclarations dans les deux pays doivent être coordonnées. Si tu ne fais pas ça de manière coordonnée, tu finiras par payer plus que nécessaire.
Attention : en raison du manque d'harmonisation, il peut arriver qu'il reste une charge fiscale à payer dans les deux pays, même après prise en compte des crédits d'impôt. Il est donc indispensable de consulter un avocat spécialisé en droit successoral germano-espagnol pour chaque cas particulier.
À lire aussi : Modelo 720 – Obligation de déclaration des avoirs à l'étranger
Particularité : donation de son vivant
L'ISD ne s'applique pas seulement aux successions, mais aussi aux donations entre vifs. Aux Baléares, les donations bénéficient en principe de la même exonération de 100 % pour les groupes I et II, mais avec une différence importante :
D'après les informations dont on dispose actuellement, cet avantage s'applique principalement aux personnes fiscalement résidentes aux Baléares. Si tu es fiscalement domicilié en Allemagne et que tu reçois un bien immobilier en don à Majorque, tu ne bénéficies généralement pas de cette exonération. Pour les non-résidents qui reçoivent un bien immobilier en don, ça peut entraîner une imposition importante.
En plus, le délai pour déclarer une donation n'est que d'un mois – bien plus court que pour les successions.
Si tu envisages de céder des biens immobiliers de ton vivant, la question du « testament espagnol » est étroitement liée à ça.
Les erreurs les plus courantes – et comment les éviter
- Délai dépassé : les 6 mois courent à compter du jour du décès, pas à compter de la date à laquelle tu as pris connaissance de la succession. Si tu déposes ta déclaration trop tard, tu devras payer des pénalités de retard.
- Pas de demande de prolongation du délai : la demande doit être déposée avant la fin du 5e mois – après, c'est trop tard.
- Le NIE, c'est indispensable : sans numéro NIE, les héritiers ne peuvent pas faire de déclaration ni faire transférer la propriété d'un bien immobilier. Si besoin, le NIE peut aussi être demandé à titre posthume par l'intermédiaire d'un mandataire.
- Valeur de référence dépassée : pour les biens immobiliers, une valeur estimée supérieure à 120 % de la valeur de référence entraîne la perte de la « bonificación » des Baléares – une erreur qui coûte cher.
- Pas de testament à l'espagnole : sans testament à Majorque, il faut souvent un certificat d'héritier ou un certificat successoral européen, ce qui prend du temps et coûte de l'argent.
- Double imposition non coordonnée : si tu remplis tes déclarations en Allemagne et en Espagne séparément, tu perds des possibilités d'imputation.
- Catégorie mal classée : les enfants adoptifs, les beaux-enfants et les partenaires non enregistrés sont classés dans différentes catégories selon la situation juridique, ce qui a des conséquences importantes.
Et après ? Autres obligations fiscales en cas de succession
Il ne suffit pas de remplir le formulaire Modelo 650. Après les droits de succession, il y a souvent d'autres démarches à faire :
- Plusvalía municipale : l'impôt sur la plus-value des terrains urbains (Impuesto sobre el Incremento de Valor de los Terrenos de Naturaleza Urbana) s'applique à la plus-value des terrains urbains depuis le dernier transfert de propriété. Il est prélevé par la commune concernée et doit faire l'objet d'une déclaration séparée.
- Transfert au registre foncier : ce n'est qu'après le paiement des droits de succession (ou la présentation de la déclaration) que le bien immobilier peut être transféré au nom de l'héritier dans le registre foncier.
- IRPF / Impôt sur le revenu : si le bien immobilier hérité est vendu par la suite, l'augmentation de valeur enregistrée depuis l'acceptation de la succession est soumise à l'impôt sur le revenu (IRPF).
- IBI (taxe foncière) : En tant que nouveau propriétaire, tu prends en charge la taxe foncière en cours.
En savoir plus sur l'imposition en tant que résident : Impôts en tant que résident – IRPF
Liste de contrôle : Impôt sur les successions en Espagne pour les résidents
- Date du décès notée – le délai de 6 mois commence à courir dès maintenant
- On a les numéros NIE de tous les héritiers
- Désignation d'un représentant fiscal en Espagne (obligatoire pour les héritiers non-résidents)
- Demande d'attestation de dernières volontés auprès du ministère espagnol de la Justice
- Obtention d'un testament ou d'un certificat d'héritier / d'un certificat successoral européen
- Inventaire complet de la succession établi avec indication des valeurs
- Valeur de référence des biens immobiliers vérifiée (seuil de 120 % pour la bonification)
- Catégorie d'imposition (Groupe I–IV) correctement déterminée
- Remplir le formulaire Modelo 650 (ou 652) et le déposer auprès de l'ATIB ou de l'AEAT
- Demande de prolongation du délai, si nécessaire (jusqu'à la fin du 5e mois)
- Plusvalía déclarée séparément à la mairie
- Demande d'imputation sur les droits de succession allemands
- Modification du registre foncier demandée
Conclusion
En Espagne, l'impôt sur les successions n'est pas une question secondaire pour les résidents : il s'applique à l'ensemble de ton patrimoine mondial et est soumis à des délais stricts qui ne laissent aucune place à la souplesse. La bonne nouvelle : les Baléares offrent aux proches parents (groupes I et II) une exonération fiscale de fait de 100 %, ce qui va bien au-delà de ce que prévoit la réglementation nationale. La condition, c’est que la valeur des biens immobiliers soit correctement évaluée et que la déclaration soit déposée dans les délais – même si, au final, tu n’as pas d’impôt à payer.
L'absence de convention de double imposition entre l'Allemagne et l'Espagne reste le plus gros défi : sans un accompagnement coordonné dans les deux pays, un même héritage peut être imposé deux fois. Un testament rédigé à Majorque, associé à un accompagnement fiscal professionnel, c'est la meilleure garantie pour éviter les mauvaises surprises.
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Sources officielles
- Loi n° 29/1987 du 18 décembre relative à l'impôt sur les successions et les donations (loi espagnole sur l'impôt sur les successions et les donations, base juridique) : https://www.boe.es/buscar/act.php?id=BOE-A-1987-28141
- Loi 11/2023 des Îles Baléares (du 23 novembre 2023) – Réforme de l'impôt sur les successions des Baléares ; décret-loi n° 4/2023 (du 18 juillet 2023) et arrêté n° 1/2014 (du 6 juin 2024)
- ATIB – Agència Tributària de les Illes Balears (compétente pour les droits de succession lorsque le défunt résidait aux Baléares) : https://www.atib.es
- AEAT – Agencia Tributaria (compétente pour les non-résidents ; téléchargement du formulaire 650/652) : https://www.agenciatributaria.es
- Ambassade d'Espagne à Berlin – Procédure relative aux droits de succession espagnols (fiche d'information avec guide pratique) : https://www.exteriores.gob.es/Embajadas/berlin/de/Embajada/Documents/Erbschaftsteuer.pdf