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Résidence fiscale en Espagne : règle des 183 jours, centre de vie et double résidence

Si tu passes plus de quelques mois à Majorque ou ailleurs en Espagne, tu finiras tôt ou tard par te poser cette question : est-ce que je suis imposable ici ? La réponse dépend de la règle des 183 jours pour la résidence fiscale en Espagne – et de deux autres critères souvent négligés. Tout est dans les détails : les jours d’arrivée et de départ comptent, les séjours sporadiques dans des pays tiers peuvent t’être imputés, et même si tu n’atteins pas tout à fait les 183 jours, le centre d’intérêt économique peut entraîner une obligation fiscale. À l’inverse, une bonne utilisation de la convention de double imposition (CDI) entre l’Allemagne et l’Espagne peut t’éviter de devoir payer des impôts dans les deux pays. Ce guide explique les trois critères légaux, montre comment les jours de présence sont comptés, détaille les règles de départage et te fournit une liste de contrôle claire pour le changement de résidence fiscale.

Résidence fiscale en Espagne : la règle des 183 jours expliquée

Tu ne sais pas si tu es déjà imposable en Espagne… ou si tu vas bientôt l'être ?


Les trois critères légaux : dans quels cas l'Espagne est-elle considérée comme ton domicile fiscal ?

La loi espagnole sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques (LIRPF) définit, à l'article 9, trois cas de figure indépendants les uns des autres. Il suffit qu'un seul d'entre eux soit rempli – et chacun d'entre eux entraîne une assujettissement illimité à l'impôt sur le revenu mondial.

# Critère Explication
1 Séjour de 183 jours Plus de 183 jours par année civile en Espagne ; les séjours fractionnés sont cumulés
2 Centre de vie économique La majeure partie des investissements, des activités commerciales ou des revenus se trouve en Espagne ou est gérée depuis ce pays
3 Liens familiaux Le conjoint et/ou les enfants mineurs ont leur résidence habituelle en Espagne – présomption réfragable

Important : ces trois critères sont des alternatives, pas des conditions cumulatives. Un acheteur à Majorque dont la femme et les enfants vivent en permanence sur l'île peut être considéré comme résident fiscal, même s'il n'y passe lui-même que 120 jours par an – à moins qu'il ne réfute activement cette présomption.

Les conséquences de la résidence fiscale en Espagne sont importantes : en plus de l'IRPF, tu es également soumis à l'impôt sur la fortune ainsi qu'à une obligation illimitée en matière d'impôts sur les successions et les donations. En revanche, en tant que résident, tu bénéficies de règles fiscales nettement plus avantageuses que celles applicables à un non-résident – par exemple lors de la vente de ta résidence principale.


Comment on compte ces 183 jours ? La jurisprudence apporte des éclaircissements

La LIRPF elle-même ne précise pas en détail comment calculer les jours de présence. La Cour suprême fiscale espagnole (TEAC, Tribunal Económico-Administrativo Central) a clarifié la situation grâce à des arrêts qui font date (publiés début 2024). La Cour distingue trois catégories de jours de présence :

Catégorie Définition Charge de la preuve
Présence confirmée Jour de séjour justifié par des justificatifs (consultation chez le médecin, paiement par carte bancaire, facture d'hôtel, etc.) Au centre des impôts
Présence présumée Jours qu'on peut logiquement supposer entre deux séjours enregistrés C'est au contribuable de le prouver (la preuve contraire est possible)
Présence sporadique Séjours dans des pays tiers, s'il n'y a pas d'autre période de résidence de 183 jours Chez le contribuable

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

  • Les jours d'arrivée et de départ comptent dans leur intégralité, quel que soit le nombre d'heures que tu as réellement passées en Espagne.
  • Les séjours ne doivent pas forcément être consécutifs: des vacances à Majorque en janvier et un séjour en automne s'additionnent.
  • Jours intermédiaires présumés : si tu peux prouver que tu étais en Espagne le 1er mars et le 20 mars, les autorités partent du principe que tu y étais aussi entre ces deux dates – c'est à toi de prouver le contraire.
  • Séjours sporadiques dans des pays tiers : si tu ne passes pas 183 jours dans un seul pays, mais que c'est en Espagne que tu passes le plus de temps, tes séjours dans des pays tiers peuvent être pris en compte dans ton « compte espagnol ». Tu peux ainsi, en théorie, devenir résident espagnol sans atteindre officiellement le seuil des 183 jours.

Attention : le fisc utilise de plus en plus de données numériques : localisation par téléphone portable, activités sur les réseaux sociaux, relevés de carte bancaire et données d'entrée sur le territoire. Tenir soigneusement un registre de tes déplacements avec des justificatifs, ce n'est pas de la paranoïa, mais une mesure de précaution bien concrète.


Le centre de vie économique : ce deuxième critère qu'on sous-estime

Beaucoup de gens se concentrent uniquement sur le décompte des 183 jours – et oublient que l'Espagne peut déjà devenir ton lieu de résidence fiscale si le centre de tes activités économiques se trouve dans ce pays.

Concrètement, ce critère est rempli lorsque :

  • la majeure partie des investissements ou des activités se concentre en Espagne,
  • sont gérés depuis l'Espagne, ou
  • la majeure partie de tes revenus provient d'Espagne ou est perçue en Espagne.

Exemple concret : Un entrepreneur domicilié à Hambourg, mais qui gère son portefeuille locatif – composé de plusieurs appartements à Majorque – depuis l'île et y génère la majeure partie de ses revenus locatifs, peut, en raison de ce critère, être soumis à l'assujettissement illimité à l'impôt en Espagne – même s'il y passe moins de 183 jours.


Le troisième critère : la famille, un piège fiscal

Si ton conjoint et/ou tes enfants mineurs ont leur résidence habituelle en Espagne, l'administration fiscale espagnole présume que tu es toi aussi résident fiscal dans ce pays. Cette présomption est réfutable, mais c'est à toi qu'il revient d'en apporter la preuve.

Pour réfuter cette présomption, tu dois en général prouver :

  1. que tu aies passé moins de 183 jours en Espagne, et
  2. que tu puisses prouver que tu es résident fiscal dans un autre pays (par exemple, grâce à une attestation fiscale délivrée par l'administration fiscale de ce pays).

Si tu déménages avec ta famille à Majorque mais que tu fais la « navette », tu devrais être au courant de ça. Jette aussi un œil à notre guide sur la résidence en Espagne.


Double nationalité : que se passe-t-il si l'Allemagne ET l'Espagne te réclament ?

Il arrive souvent que deux pays revendiquent en même temps la résidence fiscale d'une personne. C'est justement pour ça qu'il y a la convention de double imposition (CDI) entre l'Allemagne et l'Espagne. Elle contient ce qu'on appelle des règles de départage (inspirées de l'article 4, paragraphe 2, du Modèle de convention de l'OCDE), qui déterminent, selon un ordre de priorité bien défini, à quel pays revient le droit d'imposition.

Les 5 étapes de la procédure de règlement des litiges prévues par la convention TIE entre l'Allemagne et l'Espagne, sous forme de calendrier
Classement critère de départage Explication
1 Résidence principale Dans quel pays as-tu un logement disponible en permanence ? Si c'est dans les deux : passe à la question n° 2
2 Au cœur de ses centres d'intérêt Où tes relations personnelles et professionnelles sont-elles les plus étroites ?
3 Résidence habituelle Dans quel pays vis-tu d'habitude ?
4 Nationalité De quel pays es-tu originaire ?
5 Procédure de conciliation Les deux pays s'entendent au niveau bilatéral

Les critères sont examinés les uns après les autres. Ce n'est que lorsque le critère n° 1 ne donne pas de réponse claire qu'on passe au critère n° 2, et ainsi de suite.

Remarque : la convention fiscale ne s'applique qu' à l'impôt sur le revenu et à l'impôt sur la fortune. Pour les droits de succession et les droits de donation, il n'y a pas de convention fiscale entre l'Allemagne et l'Espagne ; c'est le principe d'imputation restreint qui s'applique dans ce cas. Ça peut entraîner une double imposition importante.


Impôt sur le revenu mondial : combien dois-tu payer en tant que résident ?

Dès que tu es résident fiscal en Espagne, tu dois déclarer l'intégralité de tes revenus mondiaux dans le cadre de l'IRPF – que tu perçoives des loyers d'un appartement en Allemagne, des dividendes d'un compte-titres en Autriche ou une pension britannique. C'est là la différence fondamentale avec l'impôt des non-résidents (IRNR), qui ne concerne que les revenus perçus en Espagne.

Statut Assujettissement à l'impôt Impôt concerné
Résident fiscal Revenus mondiaux IRPF (impôt sur le revenu) +, le cas échéant, impôt sur la fortune
Non-résident percevant des revenus en Espagne Uniquement des revenus provenant d'Espagne IRNR (impôt des non-résidents)

Pour en savoir plus sur la fiscalité des résidents, consulte notre guide « Fiscalité des résidents (IRPF) ». Si tu n'as pas encore le statut de résident, mais que tu possèdes des biens immobiliers en Espagne, lis l'article consacré à la fiscalité des non-résidents en Espagne.


Comment l'administration fiscale procède à ses contrôles : sources de données et méthodes de contrôle

L'administration fiscale espagnole, l'Agencia Tributaria (AEAT), n'est pas une administration qui se repose sur ses lauriers. Ces dernières années, elle a considérablement renforcé ses méthodes de contrôle et utilise aujourd'hui, entre autres :

  • Échange automatique d'informations (CRS/FATCA) avec les établissements financiers allemands et d'autres pays européens
  • Données de téléphonie mobile et données de localisation liées aux passages de frontière
  • Mouvements de carte bancaire et de compte en Espagne
  • Activités sur les réseaux sociaux (données de localisation dans les publications, check-ins)
  • Registre foncier et cadastre
  • Empadronamiento (registre de la population) et demandes de résidence

Si tu ne justifies pas tes jours de présence, tu risques que l'administration se base sur des estimations pour statuer – et la charge de la preuve s'inverse. C'est pourquoi il faut tenir de manière proactive un carnet de voyage avec des justificatifs (cartes d'embarquement, reçus d'hôtel, rendez-vous médicaux, relevés de plein). La règle, c'est simple : si tu gardes des traces, tu te protèges.


La différence entre la résidence civile et la résidence fiscale

Un détail important : la résidence fiscale et la résidence civile, ce n'est pas la même chose, et elles sont régies par des règles différentes.

Dimension Type de résidence Critères
Système de déclaration Droit civil / Droit administratif Empadronamiento, declaración de residencia
Impôt sur le revenu Sur le plan fiscal Art. 9 de la LIRPF (183 jours / centre d'activité économique / famille)
Droit de séjour dans l'UE Sur le plan administratif Enregistrement TIE / NIE / UE

Tu peux être inscrit à l'état civil à Majorque et enregistré comme résident sans pour autant être résident fiscal – et inversement. La résidence fiscale s'applique de plein droit dès lors que l'un des trois critères de la LIRPF est rempli, que tu aies déposé ou non une demande de résidence.

Pour tout ce qui concerne les aspects pratiques de l'inscription, on te conseille de consulter nos guides sur l'Empadronamiento à Majorque et sur les démarches administratives et l'inscription en général.


Régime spécial : la « Beckham Law » comme alternative au statut de résident habituel

Si tu viens de t'installer en Espagne et que tu remplis certaines conditions, tu peux, en vertu de la « loi Beckham » (Régimen Especial para Trabajadores Impatriados), demander à être imposé à un taux forfaitaire sur tes revenus espagnols, au lieu d'être imposé selon le barème progressif habituel sur ton revenu mondial. Ce régime a une durée maximale et est soumis à des conditions strictes.

Pour savoir si ça te concerne, ça dépend de tes revenus, de ta nationalité et de ton statut en matière de visa. Tu trouveras plus d'infos dans notre guide sur la loi Beckham en Espagne.


Les erreurs les plus courantes lors d'un changement de résidence fiscale

Feuille de route pour devenir résident fiscal en Espagne : selon l'article 9 de la LIRPF, il suffit de remplir l'un des trois critères indépendants suivants : plus de 183 jours de séjour, le centre d'intérêt économique ou la présence de la famille en Espagne. Les jours d'arrivée et de départ comptent pleinement ; les jours intermédiaires présumés et les séjours sporadiques dans des pays tiers peuvent être ajoutés. En tant que résident, tu dois alors déclarer l'intégralité de tes revenus mondiaux dans l'IRPF.
  1. On a mal compté les 183 jours: on a oublié le jour d'arrivée et celui de départ, et on n'a pas pris en compte les jours estimés.
  2. Se concentrer uniquement sur le nombre de jours – On oublie le critère du centre économique.
  3. Déménager en famille, faire la « navette » soi-même – Le critère de la présomption familiale n'est pas pris en compte.
  4. Pas de déclaration de départ en Allemagne – Si tu ne te désinscris pas auprès du bureau d'enregistrement des résidents et du centre des impôts, tu risques de rester assujetti à l'impôt sans restriction en Allemagne.
  5. Ignorer les règles de la convention fiscale – Penser qu'on peut simplement payer des impôts « dans les deux pays ».
  6. Tu as oublié le Modelo 720? Si tu es résident et que tu possèdes des avoirs à l'étranger dépassant certains seuils, tu es tenu de les déclarer. Tu trouveras plus de détails dans le guide sur le Modelo 720.
  7. Ne tiens pas de registre de tes déplacements – En cas de litige, c'est à toi de prouver ce que tu dis.
  8. Si tu veux appliquer une convention fiscale en matière de droits de succession, sache qu'il n'y en a pas entre l'Allemagne et l'Espagne. Il est essentiel de planifier ta succession bien à l'avance ; tu trouveras plus d'infos à ce sujet dans le guide sur le testament espagnol.

Et après ? Les obligations en tant que résident fiscal

Une fois que tu es résident fiscal en Espagne, ça t'impose certaines obligations :

  • Déclaration d'IRPF : déclaration fiscale annuelle portant sur les revenus mondiaux (date limite de dépôt fixée en général au 30 juin de l'année suivante).
  • Modelo 720 : obligation de déclaration des avoirs à l'étranger dépassant certains seuils (comptes, biens immobiliers, titres).
  • Impôt sur la fortune : ça dépend du montant de ta fortune et de la communauté autonome.
  • Sécurité sociale : si tu es indépendant : « Cuota Autónomo » ; si tu es retraité : vérifie, le cas échéant, le formulaire S1 pour l'Espagne.
  • Numéro NIE : la base pour toutes les démarches fiscales et administratives – Numéro NIE à Majorque.
  • Certificado digital : indispensable para comunicarse por vía electrónica con la AEAT – Demandar un certificado digital.

Liste de contrôle : transférer sa résidence fiscale en Espagne

  • Enregistrer rétroactivement les jours de séjour de l'année en cours et de l'année dernière
  • Vérifier si l'un des trois critères du LIRPF est déjà rempli
  • Demander ou présenter ton numéro NIE
  • Lancer les démarches d'empadronamiento et de demande de permis de séjour
  • Prépare ta radiation auprès du service des résidents et du centre des impôts allemands
  • Obtenir une attestation de résidence fiscale en Allemagne (pour justifier de la convention fiscale)
  • Prévenir ton conseiller fiscal allemand de ton départ – vérifier, le cas échéant, les règles d'imposition en cas de départ
  • Faire appel à un conseiller fiscal espagnol / une « gestoría » pour ta déclaration d'IRPF (Gestoría Espagne)
  • Vérifier si le Modelo 720 est obligatoire (patrimoine à l'étranger)
  • Créer un rapport de voyage avec les justificatifs pour les années à venir
  • Ouvrir un compte bancaire en Espagne (compte bancaire en Espagne)
  • Vérifier ta situation en matière d'assurance maladie (assurance maladie en Espagne)

Conclusion

La règle des 183 jours est la plus connue, mais ce n’est pas la seule façon d’être assujetti à l’impôt en Espagne. L’article 9 de la LIRPF prévoit deux autres critères – le centre d’intérêt économique et la résidence familiale – qui s’appliquent indépendamment de la durée du séjour. La jurisprudence du TEAC a précisé que les jours d’arrivée et de départ comptent dans leur intégralité, que les jours présumés doivent être réfutés par le contribuable et que les séjours sporadiques dans des pays tiers peuvent être pris en compte. Si tu veux éviter la double résidence, tu dois connaître et appliquer activement les règles de départage de la convention fiscale entre l'Allemagne et l'Espagne. Le message le plus important, c'est : documente ton séjour de manière rigoureuse, agis de manière proactive en te faisant conseiller par des experts et déclare-toi ou désinscris-toi en temps voulu auprès des autorités compétentes des deux pays.

Sources officielles

Est-ce que ça suffit de passer moins de 183 jours en Espagne pour éviter d'être imposable ?
Pas forcément. Même si tu restes en dessous du seuil des 183 jours, tu peux être assujetti à l'impôt en raison de ton centre d'intérêt économique ou de la présence de ta famille en Espagne. Les trois critères de l'article 9 de la LIRPF doivent être examinés indépendamment les uns des autres.
Est-ce que le jour d'arrivée et le jour de départ comptent comme des jours entiers ?
Oui. Le TEAC a décidé que chaque jour où il est prouvé qu'une personne se trouvait en Espagne – quelle que soit l'heure –, compte intégralement comme un jour de présence.
C'est quoi, les « jours de présence présumés » ?
S'il y a un intervalle entre deux séjours avérés, l'administration part du principe que la personne se trouvait également en Espagne pendant cette période. C'est à la personne de prouver le contraire, par exemple en fournissant des justificatifs de séjours à l'étranger.
Que se passe-t-il si je suis considéré comme assujetti à l'impôt à la fois en Allemagne et en Espagne ?
Dans ce cas, c'est la convention de double imposition (CDI) entre l'Allemagne et l'Espagne qui s'applique, avec ce qu'on appelle les règles de « tie-breaker » : on vérifie d'abord où se trouve le domicile permanent, puis où se situe le centre des intérêts de vie, ensuite le lieu de résidence habituel et enfin la nationalité.
La convention fiscale s'applique-t-elle aussi aux droits de succession et de donation ?
Non. Il n'y a pas de convention fiscale entre l'Allemagne et l'Espagne en matière d'impôts sur les successions et les donations. C'est le principe d'imputation restreint qui s'applique, ce qui peut entraîner une double imposition importante.
J'ai emmené ma famille à Majorque, mais je fais la navette tout seul. Est-ce que je suis imposable ?
Si ton conjoint et/ou tes enfants mineurs ont leur résidence habituelle en Espagne, l'administration fiscale présume que tu es résident en Espagne. Tu dois réfuter activement cette présomption, généralement en apportant la preuve de ta résidence fiscale dans un autre pays et en démontrant que tu as passé moins de 183 jours en Espagne.
Quelle est la différence entre la résidence fiscale et la résidence civile ?
La résidence civile (Empadronamiento, Residencia) relève du droit administratif. La résidence fiscale est établie de plein droit dès qu’un des critères de l’article 9 de la LIRPF est rempli, indépendamment de toute déclaration. On peut être inscrit sur la liste d'état civil sans être résident fiscal – et inversement.
En tant que retraité, est-ce que je peux être soumis à l'impôt en Espagne ?
Oui. En tant que résidents fiscaux, les retraités sont aussi soumis à l'IRPF sur leurs revenus mondiaux, donc aussi sur la retraite légale allemande. Notre guide sur la retraite allemande en Espagne t'explique comment ça marche concrètement.